Jusepe de Ribera

Définition et enjeux

S. Jacquemont,  Revue des Deux Mondes

“ Jamais peinture n’a étalé plus insolent défi à l’idéal, et toutes les trivialités de Ribera sont de beaucoup dépassées.
Un emploi excessif des ombres noires montre ici l’influence du terrible maître qui remplissait l’Espagne de sa vogue dominatrice. Mais comme le jeune peintre prend sa revanche de ce tribut ! Comme la puissance de l’expression et l’éclat de la facture laissent loin Ribera ! Le coloriste se révèle aussi par des nuances habilement juxtaposées. Non que ce soit là tout Velasquez : la belle ordonnance, la splendide lumière et la touche sans pareille du maître manquent encore
”
Source : Wikisource

Thomas Henry,  Catalogue des tableaux, statues et autres objets d'art du Musée de Grenoble (1838)

“ Ce tableau , exécuté à Rome d'après une fresque , par Lagrenée, membre de l'Académie de peinture , peut être consulté avec fruit par les jeunes gens qui se destinent à la carrière des beaux-arts ; ils y trouveront d'excellents principes pour le dessin.
T. h. 10 pieds 2 p. 6 lig. , 1. 40 pieds 2 p.
ESPAGNOLET ( Josef ou Jusepe de Ribera , dit 1' ) , né en 1588, mort en 1656. ( Ecole espagnole. )
Il est reconnu aujourd'hui que l'Espagnolet était natif de Xativa , actuellement San-Felipe , près Valence
”
Source : Gallica

Léo Bachelin,  Tableaux anciens de la galerie Charles Ier… (1898)

“ Alors, de 1610 à 1650, Ribera mena une vie de travail et de luxe inouïs. Comblé d'honneurs et de commandes, il se vit aussi entouré d'un cortège brillant d'élèves, tels que Salvator Rosa, Aniello Falcone, Luca Giordano. Mais l'abondance et le faste de sa vie n'adoucirent point son pinceau ; âpre et robuste, il continua à voir la création en noir, et à la peindre, à peu d'exceptions près, sombre et triste comme il la sentait. ”
Source : Gallica

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