Bartolomeo Ribera

Définition et enjeux

Léo Bachelin,  Tableaux anciens de la galerie Charles Ier… (1898)

“ Alors, de 1610 à 1650, Ribera mena une vie de travail et de luxe inouïs. Comblé d'honneurs et de commandes, il se vit aussi entouré d'un cortège brillant d'élèves, tels que Salvator Rosa, Aniello Falcone, Luca Giordano. Mais l'abondance et le faste de sa vie n'adoucirent point son pinceau ; âpre et robuste, il continua à voir la création en noir, et à la peindre, à peu d'exceptions près, sombre et triste comme il la sentait. ”
Source : Gallica

S. Jacquemont,  Revue des Deux Mondes

“ Quelle inspiration et quelle poésie dans le réalisme ! Et pourtant ces dernières toiles de Ribera elles-mêmes manquent de charme, faute de deux qualités essentielles, l’ordonnance et le soin des valeurs. Jamais le terrible homme ne s’est soumis à cet équilibre dans la composition, à cette harmonie des lignes, qui sont l’apanage et comme la noblesse héréditaire de l’art italien. Jamais non plus sa brosse fougueuse n’a cherché les dégradations, les demi-teintes et la transparence des fonds. ”
Source : Wikisource

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier,  Voyage en Espagne

“ Ribera a peint, dans ce genre, des choses à faire reculer d’horreur el verdugo lui-même, et il faut réellement l’affreuse beauté et l’énergie diabolique qui caractérisent ce grand maître pour supporter cette féroce peinture d’écorcherie et d’abattoir, qui semble avoir été faite pour des cannibales par un valet de bourreau. Il y a vraiment de quoi dégoûter d’être martyr, et l’ange avec sa palme paraît une faible compensation pour de si atroces tourments. ”
Source : Wikisource

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