René Schneider, L'art français, XIXe siècle : du classicisme davidien au romantisme (1929)
“ Il n'y en a jamais pour un vrai artiste, qui prête au pur concept sa propre vie. Celle-ci est la jolie allégorie de l'âme amoureuse et malheureuse: Elle le hantait comme un papillon velouté. Peinture ou dessin, il l'a prise et reprise jusqu'à sept fois. De la jeune « déité » ailée il fait une adolescente naïvement éprise, et désormais nous ne la verrons plus que par ses yeux : le plus souvent endormie elle aussi, comme l'Ariane, et délicieusement détendue par le peintre qui a le plus aimé le sommeil pour l'abandon qu'il communique à la ligne du corps et la douceur qu'il épand sur le visage. ”
