Résumé

René Schneider L'art français, XIXe siècle : du classicisme davidien au romantisme (1929)

Mais voici que le Romantisme, aidé des circonstances politiques, s'élance vers les pays de lumière.
L'art ne se limite plus à l'antiquité gréco-romaine, ni à l'Italie, ni au « sombre » Moyen Age, ni à notre vie moderne, terne comme le « paletot », ni au paysage de France irisé comme nacre : il se tourne vers l'Orient, qui a l'éclat pittoresque, la tache vive des oripeaux, un décor aux aspects étranges, un ciel intense sous lequel la couleur chatoie et la matière se tranfigure, où l'ombre elle-même apparaît plus qu'ailleurs lumineuse et colorée.
Source : Gallica

René Schneider L'art français, XIXe siècle : du classicisme davidien au romantisme (1929)

David est peintre, nous le savons, et, sa peinture saine, franche, robuste, nous guérit des « barbouillis » de la vieille École. Mais il ne l'est qu'à ses heures, surtout dans sa jeunesse. Et puis, dans la sensualité picturale il y a des degrés : la sienne est timide, et n'a de sursauts qu'à l'instigation des Maîtres. Modeler dans la lumière et la couleur lui est une magie inconnue.
Point de clair-obscur même, sauf quand l'unité d'un drame en chambre comme le Marat ou d'une cérémonie dans une nef médiévale comme Notre-Dame appelle sur un point la lumière diffuse.
Source : Gallica

René Schneider L'art français, XIXe siècle : du classicisme davidien au romantisme (1929)

L'ESTAMPE ROMANTIQUE
Outrance et réalisme. — Le dessin, le bois, l'eau-forte, la lithographie.
Le Romantisme a la violence d'un torrent : il roule dans son flot tous les dialectes du langage pittoresque. A certains il communique un regain de vie, à d'autres la vie même, pour pouvoir s'y satisfaire lui-même en se précipitant jusqu'au bout de ses tendances : le truculent, le macabre, même l'infernal. On y voit à nu le vice secret qui finira par détourner de lui le public français : l'outrance.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature