René Schneider, L'art français, XVIIIe siècle… (1926)
“ Il est toujours si puissant depuis le Moyen Age sur l'art français ! Plus que jamais il aide l'artiste à créer de l'irréel, à faire oublier le grossier de l'existence. Raoux, Gillot, Watteau, les Coypel, bientôt Boucher, plus tard Fragonard, ont beau être à leurs heures des réalistes décidés : ils viennent vivre là, sous la lumière factice des chandelles, leur seconde vie, superposée à l'autre. Ils voient volontiers les choses comme elles paraissent à la Comédie ou à l'Opéra, sur la scène, dans ces heures d'illusion enchantée qu'on achète quelques sols en entrant. ”
