Résumé

Portrait de Louis Gillet Louis Gillet La peinture au Musée du Louvre…

Comme morceau de peinture, il n'y a rien au dessus de la jupe de brocart blanc damassée de roses et de feuillages, des manches à bouillons de dentelles, du ton amorti de vieil or dont rayonne cette robe royale. Le pinceau n'élude rien, ne s'embarrasse de rien, sait tout dire sans se noyer dans le détail et, sans recourir aux effets de Rembrandt ni aux abréviations magistrales de Vélasquez, se joue de tous les problèmes, parfaitement à l'aise au milieu des réalités. Ce qui est supérieur encore, s'est le charme du doux visage
Source : Gallica

Portrait de Louis Gillet Louis Gillet La peinture au Musée du Louvre…

L'art se parisianise ; il descend de l'Olympe, prend la beauté où il la trouve, dans le monde ou dans le ruisseau, parmi le peuple des soubrettes ou des filles d'Opéra. Lancret nous montrera vingt fois les grâces de Camargo ; Boucher, la frimousse canaille de la petite Murphy et sa gorge de pêche ; Greuze, le minois étonné de la petite Babuty.
Tout cela décèle, si l'on veut, une certaine décadence des qualités rationnelles, un certain relâchement de la pure intelligence : mais après tout, il n'est pas sûr que la peinture ait pour but principal d'instruire ou d'édifier.
Source : Gallica

Portrait de Louis Gillet Louis Gillet La peinture au Musée du Louvre…

Voici le même répertoire, les mêmes éléments, mais réduits à l'état de silhouettes et de taches ; au lieu d'une essence concentrée, d'un élixir de poésie, on n'en a plus que l'apparence vaporisée, lavée à l'aquarelle sur une peinture d'éventail. En fait, il s'agit d'un autre art, d'une simple décoration, qui n'obéit plus aux lois du cœur, mais aux exigences de l'arabesque, de la rocaille et du cadre. Il s'agit de donner une illusion de sentiment, un fantôme de scènes agréables ; c'est ce que la romance de salon est à la mélodie partie de l'âme.
Source : Gallica

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