Résumé

René Schneider L'art français, XVIIe siècle (1610-1690… (1925)

Évidemment l'art y est un peu statique ; le dessin en est simple, sans recherche particulière d'accent ; le visage est vigoureusement construit sur les plans fondamentaux. Cet art figure un état de l'être, non un devenir. On y sent l'étroite collaboration d'un modèle qui est ce qu'il est, sans inquiétude, et d'un peintre qui en toutes choses cherche, non l'immobilité, mais la permanence. Le portrait de Poussin par lui-même nous hante, non seulement comme celui d'un artiste personnel, mais d'une École, de toute une façon générale de voir et de sentir la figure humaine, la vie, les choses.
Source : Gallica

René Schneider L'art français, XVIIe siècle (1610-1690… (1925)

Mais jamais, sauf au XIIIe siècle, le Moyen Age n'est resté enfermé en lui-même, et d'autre part jamais époque ne poussa plus loin que le XVIIe l'orgueil national. Jamais Français ne furent, en art comme en politique, plus jalousement nationalistes que Louis XIV, Colbert et Louvois. Colbert ne veut dérober à Rome sa beauté que pour la mettre au service d'un Paris et d'un Versailles uniques dans une France unique au monde. L'art antique ou étranger n'est que pour nourrir, une fois absorbé, l'originalité du nôtre.
Source : Gallica

René Schneider L'art français, XVIIe siècle (1610-1690… (1925)

Et c'est bien la forte, l'éternelle leçon de Versailles, qu'un vrai tempérament peut rester soi dans la discipline joyeusement acceptée.
Le complet Coysevox suit la direction des chefs de choeur, Le Brun et Mansart. Mais dans chacune de ses statues on reconnaît certaines des qualités qui font le merveilleux équilibre de son oeuvre. S'il prend à l'antique, dans la Vénus accroupie ou dans la Nymphe à la coquille, ses formes pleines et la beauté de ses figures, il y insinue un charme doux que l'antiquité n'a pas connu. Nerveux et puissant, il modèle les corps nus de la Garonne et de la Dordogne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature