Résumé

Portrait de Henry Lemonnier Henry Lemonnier L'art moderne (1500-1800) : essais et esquisses… (1912)

Seul de tous les noms illustres du classicisme, Michel-Ange restait debout. Quant à l'École vénitienne, elle demeurait encore en plein éclat avec Titien, Véronèse et Tintoret, mais elle n'appartenait qu'à moitié au mouvement de l'humanisme antique. L'architecture, au contraire, demeurait plus agissante, plus vivante, avec Vignole, Palladio, même avec Michel-Ange, qui lui consacrait ses dernières années. Mais elle tendait de plus en plus à fonder ses théories (non pas ses œuvres) sur l'imitation des monuments grecs et romains.
Source : Gallica

Portrait de Henry Lemonnier Henry Lemonnier L'art moderne (1500-1800) : essais et esquisses… (1912)

Le XIVe et le xve siècle ont été considérés comme une époque de décadence et d'infécondité, sauf en Italie, et c'est par l'antiquité seule que le monde a paru transformé et restauré.
Il faut revenir de ces idées, il faut élargir la théorie historique. Quelle que soit l'importance des œuvres de la littérature et de l'art, quelque admiration qu'on éprouve pour celles que la Renaissance a produites, on doit reconnaître que ni les lettres ni les arts ne sauraient suffire à la
vie d'un peuple et qu'elles ne composent qu'une partie de l'histoire.
Source : Gallica

Portrait de Henry Lemonnier Henry Lemonnier L'art moderne (1500-1800) : essais et esquisses… (1912)

De là, un langage non poli, l'invasion de la grossièreté; de là, dans l'architecture par exemple, la pratique, le métier, se substituant à la science. Même quand elle produit, comme l'avoue Philibert de l'Orme, des œuvres qui ont quelque valeur, « des façons de voûte (c'est la voûte à croisée d'ogives) bien exécutées et mises en œuvre », elle a le tort irrémédiable de ne pas être conforme aux règles, c'est-à-dire à Vitruve, et ceux qui ont connaissance de la vraie architecture ne suivent plus ces façons.
Source : Gallica

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