Résumé

Émile Bayard L'Art de reconnaître les styles… (1918)

Et cette liberté, indiquée encore par l'abandon des ordres grecs, était due aussi aux déformations subtiles du plein-cintre évadé de son encadrement rectiligne. D'où les caprices du fer à cheval, cher à l'architecture arabe, d'où sa métamorphose en angle aigu qui dicta le principe de l'ogive.
Si le style latin était simple, le style byzantin devait être somptueux. C'est l'Inde, c'est la Perse, c'est la Syrie, c'est l'Asie dont il chante le luxe du détail et la magnificence ornementale, tandis que la Turquie, la Serbie, l'Arménie et la Russie représentent exactement son type monumental.
Source : Gallica

Émile Bayard L'Art de reconnaître les styles… (1918)

Or, art byzantin comme arts roman et gothique, laissent entendre surtout le mot d'architecture qui, à ces temps d'harmonie intellectuelle et de rationalisme, commandait tant à la peinture, à la sculpture, qu'à l'art décoratif, toutes ces expressions étroitement solidaires de la fonction architecturale appropriée aux besoins matériels ou religieux, aux nécessités de la vie et du climat.
L'architecture, d'ailleurs, n'a jamais ordonné l'art autant qu'à ces époques, puisque le meuble, depuis la chaire jusqu'à la châsse, présente la silhouette d'une cathédrale en miniature.
Source : Gallica

Émile Bayard L'Art de reconnaître les styles… (1918)

Nous avons examiné le style de Louis XII ou de transition entre l'art ogival et la Renaissance, nous aborderons maintenant le style de François Ier qui est le plus caractéristique de la Renaissance. C'est donc la seconde période de cette radieuse époque que nous allons étudier maintenant en cet épanouissement qui inaugure ce que l'on est convenu d'appeler la Renaissance classique. Sous François Ier, le roi, a-t-on dit,
de la Renaissance, le style qui nous occupe a conquis toute son indépendance dans une fraîcheur, une gaîté et une jeunesse que notre génie national a faites siennes.
Source : Gallica

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