Résumé

La Renaissance française, art national français primitif… (1906)

Entre les différentes Écoles en lesquelles s'épanouit cet art de franche venue et purement français, le grand foyer par excellence, celui dont l'influence s'est exercée le plus loin et le plus puissamment, dont l'irradiation resplendit le plus vivement, le plus haut et toujours, fut et reste l'École de Blois, Amboise et Tours, l'École tourangelle en laquelle se résument et se superlativent toutes les qualités de grâce, d'esprit, de charme, de riche et inépuisable invention, de brillant, d'harmonie, d'originalité, d'unité dans la variété, d'exquisité dans la grandeur de l'esprit français.
Source : Gallica

La Renaissance française, art national français primitif… (1906)

Pour mettre en lumière une époque de l'art français non pas ignorée mais méconnue que l'on confond à tort avec la Renaissance, c'est l'époque de transition entre l'art gothique et la Renaissance, entre 1450 et 1550 environ, elle comprend tout ce qui n'est plus l'art gothique et n'est pas encore la Renaissance, et cette époque a produit ce qu'il y a peut-être de plus beau dans l'art français, les magnifiques châteaux des bords de la Loire et plus d'un millier de monuments épars sur le sol de la France.
Source : Gallica

La Renaissance française, art national français primitif… (1906)

Mais ce merveilleux contraste est à peu près tout ce que la nature ajoute ici à la beauté de l'oeuvre d'art. Le site est banal. Au delà de la cour de ferme, le terrain se relève légèrement; les lignes de ce repli sont molles et sans grâce. De l'autre côté, c'est la monotonie de la plaine. Deux belles avenues de tilleuls sont les seuls restes d'un parc que les bûcherons ont dévasté. Au milieu de cette triste solitude, Martainville, avec l'élégance de ses façades et la fantaisie de ses toitures, ressemble à quelque château mystérieux où dormirait une princesse de légende.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature