Résumé

Henry Debraye En Touraine et sur les bords de la Loire… (1937)

EN ANJOU. — Notre voyage se terminera dans la vallée du Loir. Mais ne quittons pas si vite l'Anjou des bords de la Loire : on s'attarde volontiers dans les pays que l'on aime. Non pas que la nature ait paré celui-ci d'attraits irrésistibles; mais si je réussissais ma « chasse au bonheur », il me plairait jouir là de ma victoire. Vous m'objecterez : l'imagination est maîtresse d'erreur, et un amour subit a peu de chances de durée. D'accord; seulement, l'Anjou n'est pas un pays qu'on aime en coup de foudre, ni avec exclusivité. On ne chérit pas brusquement la Loire
Angers. Musée Saint-Jean.
Source : Gallica

Henry Debraye En Touraine et sur les bords de la Loire… (1937)

Depuis là, devant les yeux tout le pays s'étale généreusement, champs dorés coupés d'arbres et, le long de la vallée, prairies alternant avec des saules et des peupliers.
Dans les ruines du château de Lavardin.
Il faut monter à l'église de Trôo lorsque le jour d'été est près de sa fin : les prairies sont illuminées par un soleil plus jaune, du sommet de chaque arbre part comme une auréole, et vers l'horizon, dans le
brouillard transparent exhalé par la rivière, le donjon de Lavardin monte dans le ciel encore bleu. En redescendant, jetons un coup d'œil à la
Vendôme.
Source : Gallica

Henry Debraye En Touraine et sur les bords de la Loire… (1937)

Tout, il est vrai, dans le pays, est fait pour inviter au repos. Le lent Loir paresse et semble l'âme même de la ville, car il est partout, ramifié en de nombreux bras et canaux. Le château ruiné par Henri IV est désert; il enferme une agréable promenade un peu délaissée, où dans les coins les fines futaies, les herbes folles, les orties et les ronces rappellent la solitude sylvestre. Autour de la ville, la molle campagne parsemée de verdure invite à la sieste et au doux repos. Le ciel lui-même, le ciel complice, est parfumé de lumière apaisante et de nonchaloir.
Source : Gallica

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