Jean Mauclère

La Touraine (1936)

Résumé

Jean Mauclère,  La Touraine (1936)

“ Agreste, boisé, il grimpe juste ce qu'il faut pour donner l'illusion de gravir une montagnette. La campagne s'étend autour de nous; sur la ligne de Tours à Sargé, un train s'essouffle. Plus bas, modeste, la Brenne se hâte : elle court porter à la Loire son filet d'eau limpide. Et, puisque nous sommes en Touraine, voici des châteaux.
C'est en premier lieu, peu après Chançay, le manoir de Valmer qui déploie ses parterres et ses cours en deux
groupes de cinq terrasses superposées, d'où l'on découvre, sur toute la vallée de la Brenne, un panorama gracieux et ordonné comme un jardin français.
”
Source : Gallica

Jean Mauclère,  La Touraine (1936)

“ Et le clocher, ancienne tour Saint-Paul, dressé sur une arcade qui enjambe la route et montre, sous des baies aveugles, un pan de ciel par le trou d'une cheminée, pleure à jamais sa grosse cloche, le bourdon Christus, captif à la cathédrale de Tours.
Suivons le fil de l'Indre qui, en hiver, déborde aisément d'un lit dont la largeur moyenne ne dépasse pas 30 mètres. Par-ci, par-là, dans l'eau jaseuse qui s'affaire à animer tant d'usines sur son parcours, se reflète un de ces clochers villageois que, pour le galbe renflé de leur courte flèche, les hommes de l'art appellent des clochers mitrés.
”
Source : Gallica

Jean Mauclère,  La Touraine (1936)

“ Il n'est pas en France de paysage plus ordonné, dans la grâce et la beauté, que celui où nous voyons Tours. Assise au bord de son fleuve, la ville, festonnée de verdure, s'étend sans bousculade de faubourgs. Plus haut que les frondaisons et les toits des habitations, se découpent, sur le ciel clair, les tours de la cathédrale que Balzac, de sa villa de Saint-Cyr, voyait « suspendue dans les airs, comme un ouvrage de filigrane ». Dès le premier contact, le visiteur éprouve un ravissement. ”
Source : Gallica

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