“ Les champs de tir temporaires ou de circonstance sont précieux pour les troupes qui n'ont pas de champ de tir permanent à leur portée, leur permettant de tirer à toute époque. On les utilisera principalement pour donner la première instruction du tir aux recrues et faire tirer les unités des réserves aux époques de leurs convocations. Lorsque leur étendue est suffisante, ils permettent peut-être, mieux encore que les grands champs de tir permanents, l'association de la tactique et du tir. ”
Champ de tir
Définition et enjeux
Citations sur “champ de tir”
Manuel des connaissances militaires pratiques… (1876)
“ Dans les camps, comme sur les positions militaires, l'artillerie occupe les saillants du terrain, les points d'appui de la position, de façon à avoir, en cas de surprise, un champ de tir étendu et à flanquer les lignes d'infanterie. On aventure rarement du canon aux avancées; si on le fait, c'est dans un but bien déterminé ; par exemple pour battre un défilé, une route ou un pont. Dans ce cas, le commandant des pièces reçoit des instructions précises, la ligne de tir est jalonnée, les pièces sont toujours chargées à obus le jour, à mitraille la nuit. ”
Camille-Adalbert-Marie Clément La Roncière-Le Noury, La Marine au siège de Paris, par le vice-amiral Bon de La Roncière-Le Noury… (1872)
“ Il est, en outre, applicable à toute pièce d'artillerie de rempart et donne l'avantage d'un champ de tir embrassant un grand horizon en conservant la pièce généralement abritée et n'exposant jamais son équipage. ”
Henri-Charles-Érasme Girard, La fortification de campagne appliquée… (1876)
“ On voit par là que les propriétés absolues, qu'un point du terrain doit présenter pour être propre à l'établissement d'une batterie, sont opposées à celles que réclament les retranchements élevés pour l'infanterie : l'artillerie s'établira de préférence sur les plateaux d'où la vue s'étend au loin ; l'infanterie dans les vallées et sur leurs versants, où la dépression du sol fournit un abri naturel contre le tir aux grandes distances, et où l'inconvénient d'être dominé par les pentes opposées est largement compensé par l'avantage d'un champ de tir proportionné à la portée du fusil. ”
Jules Saumur, Memento militaire : répertoire analytique alphabétique des lois… (1896)
“ Les troupes qui ne disposent, dans leur garnison, d'aucun champ de tir ou dont le champ de tir, par ses dimensions ou son régime, ne permet pas l'exécution des tirs individuels jusqu'à la distance de 400 mètres ainsi que celle des tirs collectifs à la même distance, doivent être déplacées pour exécuter ces tirs. ”
Charles-Louis Gatin, Manuel de travaux de campagne de l'officier d'infanterie (1915)
“ Ils devront se communiquer l'emplacement de leurs retranchements, se relier par le téléphone, etc., de manière à assurer les liaisons non seulement dans la direction de l'ennemi, mais encore latéralement. DÉGAGER LE CHAMP DE TIR ET REPÉRER LES DISTANCES. — Ces opérations ne peuvent être faites que si la position est occupée pendant une période de calme. Le dégagement du champ de tir se fera en enlevant tout ce qui gêne la vue et l'observation : arbres, haies, meules de paille, hautes cultures. ”
Les Cavaleries étrangères. La cavalerie allemande… (1892)
“ Les considérations tactiques détermineront seules le choix de la position. Pour utiliser toute la puissance du feu, il faut absolument un champ de tir découvert. L'effectif de la troupe à mettre en ligne dépend, en outre de l'espace disponible sur le terrain assigné, du but tactique que l'on poursuit, de la quantité de cartouches qu'il est nécessaire de tirer pour obtenir l'effet voulu et du temps dont on dispose pour brûler ces munitions. ”
Louis Figuier,
Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes
“ CHAPITRE IIIle tir à grandes distances. — appréciation des distances sur le champ de bataille. — feux de salve. — inconvénients du fusil à répétition. — conséquences qui résultent de l’adoption du fusil à répétition pour la tactique et pour la stratégie. Il ne suffit pas d’avoir entre les mains une arme excellente, ni de disposer d’un nombre suffisant de cartouches ; il faut encore, comme nous l’avons montré dans notre Supplément à l’artillerie moderne, apprécier la distance qui vous sépare du but à atteindre, c’est-à-dire de l’ennemi. ”
Ministère de la guerre. Service du pionnier allemand de toutes armes en campagne… (1915)
“ Si l'on ne doit opposer qu'une résistance temporaire, un bon champ de tir aux moyennes et grandes distances et la proximité de couverts en arrière sont de la- plus haute importance. -'Les tranchées situées à la crête d'une hauteur, offrent, la plupart du temps, un champ de tir étendu, mais elles se détachent facilement sur le fond clair de l'arrière-plan. Les tranchées qui sont portées en avant sur les pentes permettent souvent de battre efifcacement le terrain en avant, à proximité ”
Édouard Dusaert, Une opinion sur les causes de nos désastres et les moyens de réparer nos maux (1872)
“ Ils connaissent parfaitement la partie technique du métier et les conditions de tir de chaque espèce de pièce ; mais ils ne connaissent pas suffisamment, parce qu'il ne l'ont point suffisamment pratiquée, la tactique sur le champ de bataille de l'artillerie combinée avec les autres armes, et destinée à combattre le plus utilement possible les armes réunies de l'ennemi. Cela tient à ce qu'il n'existe point un assez grand nombre de camps de manoeuvres, où s'exécutent des exercices similaires des opérations du champ de bataille ”
R Bouchon, Cours d'artillerie de tranchée (1917)
“ Les diverses sortes de tir que nous venons d'envisager trouvent leur emploi contre les saillants que constituent les ouvrages avancés puissamment fortifiés : 1° Le tir contre les réseaux ; 2° Le tir contre les boyaux ; 3° Le tir contre les abris à personnel (blockhaus) ; 4° Le tir contre les casemates et organes de flanquement. Sur un tel objectif, on aura donc à utiliser aussi bien le tir d'enfilade que le tir de face en réalisant autant que possible la convergence des feux. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Les conséquences tactiques de ces théories nouvelles, auxquelles leurs premiers inventeurs avaient donné le nom pittoresque de « tir en plates-bandes », pouvaient se résumer ainsi : possibilité d’atteindre par le feu à la fois les tirailleurs, les soutiens et les réserves d’une troupe échelonnée en formation de combat ; création, en avant de la ligne occupée, d’une zone dangereuse assez profonde pour interdire à l’assaillant l’accès même du terrain d’où il aurait pu soit ouvrir un feu individuel ajusté, soit s’élancer à l’assaut. ”
Auguste Marais, Un Français : le colonel Denfert-Rochereau… (1884)
“ Avec le tir indirect, la pièce étant à l'abri derrière une masse couvrante quelconque, mur, maison, etc., on peut augmenter l'angle du tir et bénéficier ainsi du maximum de portée de la pièce. La pièce n'étant plus limitée dans une embrasure, on peut même la retourner, et elle peut tirer dans toutes les directions, même en arrière De cette façon on peut accumuler sur un point quelconque un feu puissant partant de différents points. ”
Herbert de Vigier de Mirabal, Livre d'or du sportsman (1899)
“ A droite, le buffet et les estrades réservées aux parieurs et à la presse. Du même côté, un corps de bâtiment où se trouvent le secrétariat, une magnifique salle d'escrime, les tirs au pistolet, à la carabine et au sanglier. Le terrain du tir, conquis à grands frais sur la mer qu'il domine, et sur laquelle il s'étend en terrasses, offre le plus ravissant coup d'œil qui se puisse imaginer. Quand le vent souffle un peu fort ou que le soleil brille de tout son éclat, comme cela arrive souvent sous le beau ciel de la Méditerranée, le tir n'est pas commode. ”
R Bouchon, Cours d'artillerie de tranchée (1917)
“ L'objectif de peu d'étendue sera : un emplacement de minenwerfer, une barricade, un blockhaus, un observatoire, un abri de mitrailleuse, une tête de sape, une maison organisée, etc. Sur un pareil objectif on tirera avec fusée retardée des bombes D ou D. L. S., si possible, ou des bombes de 240 et de 340. Le tir sera fait sur direction et sur angle unique, une fois le réglage exécuté. ”
Ministère de la guerre. Règlement de manoeuvre de l'artillerie à pied… (1904)
“ Lorqu'on se trouve dans l'obligation d'ouvrir le feu pendant la nuit sur un nouvel objectif, la solution la plus générale consiste à battre, au moyen d'un tir progressif, la zone dans laquelle l'objectif est signalé. ”
Xavier Raymond, La Guerre de 1866. — Les Armes et les Armées des belligérans
“ Au lieu de fournir les cartouches libres à la disposition du soldat, si on le contraint à puiser dans sa giberne, le tir descend à six coups par minute ; il remonte à sept ou à huit, si l’on permet au tireur de prendre ses munitions dans la poche droite de son pantalon. Pour éprouver la justesse de l’arme, on a fait tirer sur des cibles de deux mètres de haut et deux mètres de large, à distance de 500 mètres, en permettant au soldat d’assurer son fusil sur un appui, et il s’est trouvé qu’avec cent cartouches beaucoup d’hommes logeaient cent balles dans les cibles. ”
Jules Challéat, Artillerie de campagne ; la pratique du tir… (1915)
“ La méthode du tir contre une artillerie visible, en arrière d'une crête, seulement par les lueurs ou la poussière de ses coups, doit être plus particulièrement familière à tous les officiers d'artillerie. ”
Jules Challéat, Artillerie de campagne ; la pratique du tir… (1915)
“ Les compagnies de renfort marchent dans une formation analogue et assez loin en arrière (5oo mètres par exemple) pour ne pas être exposées au tir d'efficacité en profondeur qui atteindrait les compagnies de la ligne de combat. ”
Henri-Charles-Érasme Girard, La fortification de campagne appliquée… (1876)
“ D'un autre côté, l'infanterie doit découvrir - tout , le terrain compris dans la zone d'efficacité de son feu, sous peine d'être paralysée, condition tout à fait inutile pour l'artillerie qui connaît trop bien l'inefficacité de sa mitraille sur des tirailleurs armés de fusils à tir rapide pour s'engager avec eux dans un combat rapproché. ”
Maurice-Alexandre Pamard, Emploi de l'artillerie (1921)
“ Une D. I. tient un secteur de 5 à 8 kilomètres de front : la physionomie du secteur est déterminée par la consommation journalière de munitions, allouée par le commandement à l'artillerie. Les manifestations d'activité de l'infanterie sont caractérisées par les coups de main. Dans l'offensive, l'artillerie y prend une part plus ou moins importante suivant les ordres du commandement. Dans la défensive, le tir effectué dans ce cas a été longtemps le tir de barrage. Tir rapide sur hausse unique, sur ou en avant des premières lignes ennemies, exécuté par une batterie de campagne. ”
Émile Corsin, Dictionnaire des connaissances générales utiles à la gendarmerie… (1897)
“ L'arme est d'autant meilleure que sa trajectoire est plus tendue, est plus près du sol. Ainsi, avec le fusil 1886, la tension de la trajectoire est telle que jusqu'à cinq cents mètres, le réglage du tir dans les tirs de guerre est suffisamment assuré, pourvu que l'on prenne la ligne de mire de 400 mètres et que l'on vise le pied du but pour l'infanterie, et le poitrail des chevaux pour la cavalerie. ”
Georges Perin, Le camp de Toulouse : lettre à M. de Rességuier… (1873)
“ On l'habituera à tirer lentement dans le rang, et à ne faire le tir rapide qu'à une sonnerie déterminée, lorsque les circonstances l'exigent ou lorsque l'ennemi est à bonne portée : 4 ou 500 mètres pour le chassepot, 300 à 450 mètres pour le fusil à tabatière et le remington, 2 à 300 mètres pour le fusil à piston, le springfield et l'enfield. ”
Grand quartier général des armées du nord et du nord-est… (1918)
“ Il n'est nullement avantageux, en général, d'utiliser des champs de tir d'artillerie ou d'infanterie, à moins qu'ils nè comportent, à l'intérieur de la zone interdite, ni batteries, ni observatoires, ni objectifs. ”
J.-B. Lurçat, Le Petit guide pratique de la chasse au chien d'arrêt des jeunes chasseurs… (1896)
“ Le tir à la course ou au vol est bien différent du tir à but fixe. Autant l'un exige d'agilité, de souplesse dans les mouvements (à l'exclusion de toute précipitation) , de promptitude de coup d'oeil, autant l'autre demande de calme, d'immobilité pour plus de précision, de sûreté de la visée par l'équilibre stable de l'arme. De là nécessairement, pour l'un et pour l'autre tir, deux manières différentes d'épauler, dont l'une doit être l'exclusion de l'autre. Je viens de vous faire connaître la manière d'épauler qui est généralement adoptée. ”
Xavier Raymond, La Guerre de 1866. — Les Armes et les Armées des belligérans
“ En ce qui touche la rapidité du tir, qui semble être aujourd’hui la qualité la plus recherchée, un tireur à côté de qui l’on met des cartouches libres sur une table ou sur un banc peut, avec le fusil Chassepot, tirer douze coups par minute ; mais c’est un tir que le soldat le plus robuste et le plus habile ne peut soutenir au-delà d’une trentaine de coups ; passé ce chiffre, le nombre diminue sensiblement. ”
Jules Challéat, Artillerie de campagne ; la pratique du tir… (1915)
“ En terrain horizontal, le tir par 2 sur hausse unique, le tir par 2 par rafales échelonnées de 100 mètres et le tir progressif sont sensiblement équivalents au point de vue des effets matériels sur le but. ”
J.-B. Lurçat, Le Petit guide pratique de la chasse au chien d'arrêt des jeunes chasseurs… (1896)
“ En faisant reposer votre fusil sur la main gauche sous le pontet à une distance approximative de 0m08 à 0m 09 en avant du centre de gravité, la visée première par ces déplacements deviendra plutôt basse que haute, et vous en obtiendrez facilement le redressement par un simple rehaussement direct ou oblique suivant le cas. C'est le tir de bas en haut qui vous conduit à la visée avec le moins de tâtonnement. ”
S. Coste, Petit manuel indispensable du garde national… (1870)
“ OBSERVATIONS SUR LE TIR Avec la rapidité donnée aujourd'hui au tir de l'infanterie, la réglementation du tir est devenue une question d'un intérêt capital. Le garde, en vue de l'ennemi, se laisse facilement entraîner à ouvrir le feu; et le feu commencé ne s'arrête que difficilement; abandonné à lui-même, un homme, dans le rang ou en tirailleur, peut en quelques minutes brûler toutes ses cartouches, sans autre résultat qu'une consommation inutile de munitions qu'il n'est pas toujours possible de renouveler pendant l'action. ”
Ministère de la guerre. Règlement de manoeuvre de l'artillerie à pied… (1904)
“ On adopte, pour entamer le tir fusant : L'angle de tir qui a donné l'égalité de coups courts et de coups longs, s'il s'agit du tir contre du personnel abrité; Le même angle diminué d'une 1/2 fourchette si l'objectif est du personnel découvert. (1) Pour transformer les hauteurs-types en décigrades, il suffit de les multiplier par 2/3. (2) Il est essentiel que l'observateur d'un tir fusant se trouve à peu près dans le plan de site du but par rapport à la batterie. Le ballon ne peut servir d'observatoire pour l'appréciation des hauteurs d'éclatement. ”
Konstantin Ivanovitch Konstantinov, Lectures sur les fusées de guerre… (1861)
“ Les circonstances qui ont accompagné chaque coup, comme angle d'élévation, portée, nombre de ricochets, portée totale, déviation, temps du mouvement, etc., ont été enregistrés avec le plus grand soin, et d'après les procès-verbaux des expériences et les tableaux de tir, contenant les résultats numériques procurés par le tir, il ressort pleinement que le chef de la cinquième division n'a pas fait de ce tir de fusées un simple spectacle pour satisfaire la curiosité, mais un tir d'instruction des plus consciencieux, dépourvu de toute prévention. ”
Théodore-Jean-Maurice Marchal, Tableau et classement des marines militaires (1878)
“ On peut inférer de ce que nous avons dit au sujet de l'importance du tir dans les différentes directions, que les projectiles ennemis ne sont pas également à craindre sur toutes les parties d'une enceinte cuirassée. La plupart du temps, aux coups tirés par le canon de chasse de l'ennemi, le bâtiment dont nous considérons la protection présentera son avant et son travers aux coups tirés en belle. ”
“ Le tir indirect ne sera généralement exécuté qu'aux grandes distances, sur une zone de terrain d'une certaine étendue, pour battre systématiquement et en temps opportun certains points intéressants et aisément repérables, tels que cantonnements, campements, parcs de l'ennemi, routes suivies par ses convois, pistes utilisées pour ses relèves, ponts , etc. ”
France. Ministère de la guerre, Instruction du 20 juin 1919 sur le Mortier Stokes de 81 m (1922)
“ Pour les grands déplacements, le tireur déplace le bloc de culasse sur la plaque de base. Le déplacement d'une alvéole à l'alvéole voisine détermine une variation angulaire variable avec l'angle de tir. Pour les petits déplacements, le tireur agit sur la vis de pointage en direction qui donne un déplacement angulaire total variable suivant l'angle de tir. ”
Ecole d'application de l'artillerie et du génie… (1909)
“ Dans tous les cas,éviter d'entreprendre un tir de démolition à une distance telle que la consommation de munitions soit hors de proportion avec l'importance du résultat cherché; la distance à ne pas dépasser est déterminée d'après les dimensions de l'abri à démolir et la justesse du projectile employé. ”
France. Ministère de la guerre, Instructions sur le travail individuel dans la cavalerie… (1862)
“ On place l'arme en équilibre sur le sac, et l'on peut alors la diriger facilement à droite ou à gauche, en haut ou en bas, dans des limites assez étendues, en faisant moutoir la crosse avec la main droite et en avançant ou faisant rétrograder le fut dans son logement. cation des principes généraux du tir indispensables à l'instruction de pointage. Il montre aux hommes les deux points qui déterminent la ligne de mire ; c'est-à-dire le sommet du guidon et le milieu du fond du cran de la hausse. ”
