Henri-Charles-Érasme Girard

Élements biographiques

Henri-Charles-Érasme Girard La fortification de campagne appliquée… (1876)

Une rivière a pour propriétés abstraites de constituer un obstacle et d'être une voie de communication ; mais qu'importe sa valeur comme obstacle au général qui veut s'en servir pour conduire un matériel de siège devant une forteresse, et qu'importe sa valeur comme voie de communication à celui qui veut en couvrir ses cantonnements? Veut-on un autre exemple? Les propriétés militaires d'un vallon situé en avant d'un plateau défendu par nos ouvrages ne sont-elles pas toutes différentes, selon que nous pouvons occuper le vallon ou que nous sommes contraints de l'abandonner à l'ennemi?
Source : Gallica

Henri-Charles-Érasme Girard La fortification de campagne appliquée… (1876)

Quand on considère que le moindre retard apporté à l'exécution d'un ouvrage de campagne peut être mis à profit par l'ennemi pour infliger une défaite, quand on tient compte des ressources éminemment restreintes que l'officier particulier trouve dans le mince bagage dont les règlements militaires lui permettent de se faire accompagner, on arrive bientôt à se persuader que rien ne peut moins ressembler à un projet de fortification permanente qu'un projet de fortification de campagne.
Source : Gallica

Henri-Charles-Érasme Girard La fortification de campagne appliquée… (1876)

La théorie, cessant d'être considérée comme une pure abstraction, ne peut plus chercher sa voie en dehors de l'expérience, qui est l'expression dernière de la pratique. Or, l'expérience est de tous les temps : celle du passé s'appelle l'histoire ; celle du présent se traduit en faits dans le polygone et sur le terrain d'exercices. La théorie doit donc tenir un compte égal des enseignements de l'histoire et des faits nouveaux qui, successivement soumis à la consécration de la guerre, entrent dans l'histoire à leur tour.
Source : Gallica

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