La « visée » désigne à la fois un objectif concret ou une direction symbolique, reliant l’action humaine à ses intentions et à sa mise en œuvre. Dès les textes de Paul Valéry, qui souligne la dissimulation des desseins derrière une apparence de neutralité, jusqu’à Alfred Jarry, qui compare la précision de la visée à celle d’un canon, ce concept s’inscrit dans une dynamique de forces maîtrisées.
E. Caro et Franz de Champagny en font un levier de la volonté, tandis que C. de Varigny en fait un instrument de transformation du monde. Ces approches révèlent une tension entre la clarté des moyens et l’ambiguïté des fins, illustrant la complexité de la visée comme axe de l’agir humain.