Résumé

Adolf Horwicz Histoire du développement de la volonté

Et nous ne donnons pas cette unité comme l’idéal moral accompli ; elle marque simplement la pleine possession et le complet développement de l’intelligence, car elle est loin d’être le signe de la perfection.
Mais l’homme n’est pas un être isolé, il est un membre d’un grand tout. Toute notre civilisation, toute notre intelligence sont le produit de cette communauté. C’est pourquoi la volonté isolée de l’individu est incomplète ; c’est un fragment, une phase imparfaite de développement, à peu près comme, dans le cercle de la vie individuelle, le désir isolé, la maxime isolée.
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Adolf Horwicz Histoire du développement de la volonté

Avec la résolution, qui met un terme à la délibération, nous entrons dans le dernier stade, celui de la volonté. La délibération, quoiqu’étant le symptôme d’un désir sérieux, est encore loin d’être un véritable acte de la volonté. Celui qui délibère ne veut pas encore, il voudrait. Nous pouvons parler de la volonté partout où a eu lieu une délibération, et, à sa suite, une détermination, une résolution. Dans un sens restreint le désir a donc déjà sa volonté, de même que celle-ci se développe dans la formation de la maxime.
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Adolf Horwicz Histoire du développement de la volonté

Le plus grand génie, s’il n’a pas appris à manier le pinceau ou le ciseau, n’est pas un artiste qui crée librement ; c’est un mauvais ouvrier, un esclave de la matière ou du hasard.
Le type de notre liberté extérieure est le mouvement arbitraire de nos membres, que nous ne possédons pas par droit de naissance, mais que nous sommes obligés d’acquérir péniblement par l’exercice et l’habitude. Ce développement de nos mouvements extérieurs depuis le mouvement réflexe mécanique jusqu’au mouvement arbitraire réfléchi, mesuré et combiné est tout à fait analogue au développement moral, intérieur.
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