Élie Faure,
La Sainte face
(1917)
“ L'oubli est plus fort que la guerre. La génération qui suivra la génération décimée sentira cette ivresse de vivre que j'ai sentie un soir de lune et de chaleur, après l'angoisse d'un soir d'orage et de ténèbres. Et ce qui est vivant oublie.'Un nouvel amour efface le souvenir du mal que vous a fait un précédent amour. Il ne faut pas que l'homme compte, pour tuer la guerre, sur l'éducation. L'éducation, qui s'y acharne depuis vingt siècles, n'a pas tué l'amour. L'homme vivant ne croit qu'à sa propre expérience, c'est pour cela qu'il est vivant. ”
