Élie Faure

Élie Faure

Résumé

Portrait de Élie Faure Élie Faure,  La Sainte face (1917)

“ L'oubli est plus fort que la guerre. La génération qui suivra la génération décimée sentira cette ivresse de vivre que j'ai sentie un soir de lune et de chaleur, après l'angoisse d'un soir d'orage et de ténèbres. Et ce qui est vivant oublie.'Un nouvel amour efface le souvenir du mal que vous a fait un précédent amour. Il ne faut pas que l'homme compte, pour tuer la guerre, sur l'éducation. L'éducation, qui s'y acharne depuis vingt siècles, n'a pas tué l'amour. L'homme vivant ne croit qu'à sa propre expérience, c'est pour cela qu'il est vivant. ”
Source : Gallica

Portrait de Élie Faure Élie Faure,  La Sainte face (1917)

“ J'ai dit les raisons de l'orgueil, pour celui qui a de l'orgueil.
Et pour celui qui n'en a pas, un geste, un regard, le sentiment d'un geste ou d'un regard qu'un homme a ses côtés peut diriger sur lui suffisent. Ce qui impose à l'homme plus que la mort même, c'est l'homme. L'homme intérieur. Même au plus brave, et d'autant plus à celui qui a peur. Tel qui se montre au feu d'une bravoure folle, craint cependant tel autre qui n'a jamais été au feu. J'ai vu un officier mutilé, couvert de croix, de palmes, de chevrons, tomber en confusion devant un scribe militaire, assis
sur son rond-de-cuir.
”
Source : Gallica

Portrait de Élie Faure Élie Faure,  La Sainte face (1917)

“ Celui qui vient du large est un intrus et un suspect. Le combattant, c'est l'ennemi. Je n'ai jamais connu d'impression plus pénible, même la peur. Parlez-moi des trous où l'on enfonce dans la boue jusqu'au ventre, sous le feu. Mais s'enfoncer dans l'ennui jusqu'au cœur sous la fumée des grogs et des pipes, non ! Vivre au risque d'en mourir, oui ! Mais végéter au risque d'en vivre, non !
C'est bien moins la guerre qu'à Marseille, où on la sent gronder dans le tumulte des rues et l'innocence des passions.
”
Source : Gallica

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