Paul de Saint-Victor

Paul de Saint-Victor

Victor Hugo (1892)

Résumé

Portrait de Paul de Saint-Victor Paul de Saint-Victor,  Victor Hugo (1892)

“ Il est telle de ces pages qu'on croit déchiffrer à la lueur des éclairs. On n'a jamais plus exactement décrit une tempête ; jamais on ne l'a plus grandement rêvée. C'est l'orage réel, peint dans toutes ses phases, et c'est, en même temps, l'orage idéal tel qu'il se répercute dans une imagination sonore et profonde. Il y a, dans les Misérables, un chapitre intitulé : Tempête sous un crâne. Ce pourrait être le sous-titre de cet admirable tableau. Les vents grondent et le tonnerre roule entre les deux tempes du poète, plus
haut encore qu'entre le double abîme de l'Océan et du ciel.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul de Saint-Victor Paul de Saint-Victor,  Victor Hugo (1892)

“ Elle se rejette pourtant, tête basse, dans ce bourbier, qu'il faut traverser, pour délivrer son amant; et ce baptême de la fange vaut celui du feu, qui purifiait les martyrs.
Mais l'expiation n'est point accomplie : son vrai nom, qu'elle croyait lui avoir caché, Didier le sait maintenant, et il en a honte ; et il lui arrache le nom de Marie, comme un masque de mensonge et de trahison, et il l'en soufflette, après l'avoir démasquée. L'opprobre qu'elle a subi, pour sauver sa tête, ne lui fait qu'horreur. Il l'insulte, la tue de mépris et la foule aux pieds.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul de Saint-Victor Paul de Saint-Victor,  Victor Hugo (1892)

“ Une partie du ciel qui la couvre est faite de l'azur de ses yeux. Le père avait révélé l'enfance au poète ; il avait ajouté cette corde à la lyre, la sentant si tendrement tressaillir en lui ; le génie s'était inspiré du cœur.
Les années ont passé, l'adversité est venue.
Une fille s'était déjà envolée ; la mort enleva au proscrit ses deux fils, sur le seuil de la patrie recouvrée. Mais un petit-fils et une petite-fille lui restaient, et l'amour paternel, si cruellement mutilé, guérit et rajeunit dans l'adoration de l'aïeul pour Georges et pour Jeanne.
”
Source : Gallica

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