Paul de Saint-Victor,
Victor Hugo
(1892)
“ Il est telle de ces pages qu'on croit déchiffrer à la lueur des éclairs. On n'a jamais plus exactement décrit une tempête ; jamais on ne l'a plus grandement rêvée. C'est l'orage réel, peint dans toutes ses phases, et c'est, en même temps, l'orage idéal tel qu'il se répercute dans une imagination sonore et profonde. Il y a, dans les Misérables, un chapitre intitulé : Tempête sous un crâne. Ce pourrait être le sous-titre de cet admirable tableau. Les vents grondent et le tonnerre roule entre les deux tempes du poète, plus haut encore qu'entre le double abîme de l'Océan et du ciel. ”
