Résumé

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Les Quatre Vents de l’esprit

GUNICH.
Hum !
GALLUS.
Hum ! Tu dis ?...
GUNICH.
Hum ! Tu dis ?... Est-ce un cri factieux ? je dis : hum !
GALLUS.
Mon cœur est le sommeil.
GUNICH.
Mon cœur est le sommeil. L’amour est l’opium.
Pardon, le cœur d’un prince, on ne sait trop qu’en dire.
Livre doré sur tranche où l’on n’ose pas lire.
Pourtant permettez-vous que...
GALLUS.
Pourtant permettez-vous que... Buse, je permets.
GUNICH.
L’amour se pique au jeu quand on lui dit : Jamais !
Vous cachez l’aventure et moi je la devine.
La rêver infernale et la trouver divine,
Voilà votre accident devant cette Zabeth.
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Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Les Quatre Vents de l’esprit

Je serai ton esclave. Et tu seras ma proie.
Soyons joyeux. Vivons. La vie est un gala.
LISON, se regardant dans le miroir. À part.
Oh ! comme je suis belle avec ces choses-là !
À Gallus.
Monsieur ! reprenez tout !
GALLUS.
Monsieur ! Reprenez tout ! Pourquoi ?
LISON.
Monsieur ! Reprenez tout ! Pourquoi ? C’était pour rire,
N’est-ce pas ?
GALLUS.
N’est-ce pas ? Je l’entends bien ainsi.
LISON.
N’est-ce pas ? Je l’entends bien ainsi. Je me mire
Avec des diamants, et j’oublie, ah mon Dieu !
Que je dois aujourd’hui me marier.
GALLUS.
Que je dois aujourd’hui me marier.
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Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Les Quatre Vents de l’esprit

J’aime Paris, de vice et de grandeur pavé.
N’y songeons pas. Je suis à mon sceptre rivé.
Je suis le patient du trône. Roi, je bâille.
Ah ! n’être qu’un bourgeois, quel bonheur ! on ripaille,
On s’amuse, on se vautre, amis, du vin, du rhum,
Du gin ! et pas d’altesse, et pas de décorum,
On boit, la joie accourt et se livre en personne,
Et vous la possédez ! Sais-tu que je grisonne ?
GUNICH.
Mais...
LE DUC GALLUS.
Mais... Je grisonne ! — Or, j’ai, par-dessus le marché,
Le désir bienveillant de commettre un péché.
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