Paul Berret

Victor Hugo (1927)

Résumé

Paul Berret,  Victor Hugo (1927)

“ L'inspiration dans Les Burgraves est d'une telle vibration que le poète, Pygmalion ému devant sa Galatée héroïque, oublie qu'il vient de finir un drame et apostrophe lyriquement le groupe des statues vivantes de Barberousse et de Job :
Sois Barberousse, ô Job. Frères, allez tous seuls.
De vos manteaux de rois, faites-vous des linceuls, Ensemble, l'un sur l'autre, appuyant votre marche De la vieille Allemagne, emportez tous deux l'arche,
0 colosses ! le monde est trop petit pour vous.
Toi, solitude aux bruits profonds, tristes et doux, Laisse les deux géants s'enfoncer dans ton ombre.
”
Source : Gallica

Paul Berret,  Victor Hugo (1927)

“ Le monde est pour lui comme un diamant à mille faces, étincelant de feux intérieurs, suspendu dans une nuit sans borne; il veut rendre ce qu'il voit, ce qu'il sent, matériellement, il ne le peut, il s'obstine..., il se raidit contre l'impossible, il ne consent pas à se taire, et sa prodigieuse imagination complète ce que sa raison ne perçoit pas. Souvent au-dessus de l'humanité, parfois il est au-dessous : comme un cyclope à peine dégagé de la matière, il a des secrets d'un monde perdu. Son œuvre immense est le mirage d'un univers qu'aucun œil ne sait plus voir. ”
Source : Gallica

Paul Berret,  Victor Hugo (1927)

“ La troupe des héros si divers de la Légende des siècles est une armée en marche vers le progrès : dans cette marche tumultueuse, il y a des heurts, des faux pas et des régressions, mais l'intérêt dramatique s'accroît par là. A considérer l'ensemble de la Légende des siècles, elle apparaît comme un drame où les criminels et les traîtres se meuvent sur un fond de ténèbres, parmi les meurtres, les incendies, les vols et les lâchetés, tandis qu'apparaissent, en premier plan, dans une lumière d'apothéose, les chevaliers errants : Roland, libérateur du petit roi de Galice ”
Source : Gallica

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