Résumé

Portrait de Alain Alain,  Mars ou la Guerre jugée

“ Et l’esprit de paix est Intelligence d’abord, qui définit Paix et Guerre, Droit et Force, et comprend qu’aucune force ne peut rien obtenir qui ressemble à un droit ; oui, même dans le temps où l’on frappe, ne pas jeter les raisons avec le coup de poing, mais travailler, en redoublant d’attention, à penser juste, et chercher la pensée de l’autre, la comprendre, la ménager, l’éclairer. C’est par cet Esprit de paix qu’une guerre n’exclurait ni la consolation ni l’espérance ; car le plus grand malheur est si l’Esprit s’abandonne. ”
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Portrait de Alain Alain,  Mars ou la Guerre jugée

“ Mais si j’ai pris comme règle de vie le travail et la coopération, si la violence est pour moi un moyen vil d’acquérir, si je tiens enfin pour la justice de toutes mes forces, alors je dis non à la guerre, au dedans d’abord, et au dehors, autour de moi, comme c’est mon droit et mon devoir de dire, prononçant, non sur ce qui est, mais sur ce qui doit être, non sur ce que je constate, mais sur ce que je veux. Juger, et non pas subir, c’est le moment du Souverain. ”
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Portrait de Alain Alain,  Mars ou la Guerre jugée

“ C’est le point où le Fatalisme serait sans preuves si l’homme n’obéissait à un destin terrible ; mais c’est le point où la preuve décisive survient, quand l’homme arrive à faire ce qu’il attendait et prophétisait de lui-même, comme crime ou suicide. Encore mieux si d’autres hommes concourent à un malheur seulement humain, par le même désespoir orgueilleux. Ainsi le sentiment de la fatalité se satisfait dans la guerre, voulue des deux parts, voulue à chaque instant comme la grande preuve, la preuve des preuves, qui justifie toute une vie de désespoir méchant. ”
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