Henri Sévérin Béland,
Mille et un jours en prison à Berlin
“ Rien n’était plus triste qu’une détonation entendue au milieu de la nuit dans cette sombre prison ; les murs en étaient secoués ; tous les prisonniers étaient arrachés à leur sommeil, et chacun se demandait quel pouvait être le malheureux qui venait d’attenter à ses jours. Quelques minutes plus tard, invariablement, ma cellule était ouverte, un sous-officier se présentait, et j’étais prié de l’accompagner, soit pour constater la mort, soit pour donner des soins à un malheureux agonisant. ”
