Résumé

Angel de Miranda Un Dîner à Versailles chez M. de Bismarck… (1871)

Le succès des plans bismarkiens ne prouve rien, sinon que le chancelier avait pour l'obtenir un instrument parfait, l'armée prussienne et un complice sans pareil, l'incapacité napoléonienne. Ce n'est pas lui qui a fabriqué cette machine aussi admirable qu'odieuse qui, après avoir accompli l'asservissement de l'Allemagne, poursuit aujourd'hui son travail sur l'Europe; l'inepte despotisme de l'empire n'est pas non plus son oeuvre. La gloire récoltée à l'aide de ces deux éléments ne revient donc pas tout entière à M. de Bismark.
Source : Gallica

Angel de Miranda Un Dîner à Versailles chez M. de Bismarck… (1871)

Ce peuple indiscipliné, accoutumé à être le jouet des aventuriers politiques, ne peut comprendre notre respect pour la monarchie, notre organisation, la solidité de notre échelle hiérarchique. Chez nous, monsieur, il n'y a d'autre volonté souveraine que celle du roi, seul le roi veut; parce que seul il a le droit de vouloir. Quelque haut placé que je sois, je ne suis que l'instrument de sa volonté politique, comme les généraux sont les instruments de sa volonté militaire.
Source : Gallica

Angel de Miranda Un Dîner à Versailles chez M. de Bismarck… (1871)

Détrompez-vous : la France n'a plus d'armée, et elle n'en aura pas de longtemps.
Quant aux puissances neutres, elles sont pour le moins autant nos amies que celles de la France, dont l'orgueil, la politique inquiète et agressive ont été un danger pour l'Europe depuis des siècles. Du reste, chaque pays me paraît destiné à avoir, sous peu, assez de ses affaires particulières. Au pis aller, nous n'accepterons aucune intervention étrangère dans une guerre que nous avons entreprise tout seuls et à nos risques.
Source : Gallica

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