C. de Varigny, Revue des Deux Mondes
“ Mais lentement nous poussions dans l’ouest, jusqu’au jour où, en dépit de la tempête, nous pûmes faire route vers le nord sans risquer de nous briser contre les rochers du cap. Malgré la bise furieuse, la mer démontée, le navire largue ses basses voiles ; l’ouragan les crève, on les remplace, on les double, on avance. La mâture craque et plie, la coque tremble sous l’effroyable pression des vagues et du vent, mais on est hors de l’Atlantique, on s’élève dans le Pacifique, et là-bas, au-delà du cap dépassé et des froids brouillards, on entrevoit des cieux plus démens. ”
