Résumé

H. Grifeo Les 38 millions de souverains et leurs prouesses (1874)

On dira, on prouvera jusqu'à l'évidence la nécessité de la peine de mort; on invoquera la tradition de tous les siècles et de tous les peuples ; mais quant au droit, ils ne trouveront moyen de l'établir, sans reconnaître forcément dans le pouvoir leur origine divine.
La peine de mort a été abolie quelque part : mais ce quelque part n'est pas la France. Tout ce que fait la France, en bien ou en mal, tôt ou tard est adopté par le monde entier ; Dieu l'avait voulu ainsi pour la propagation de la justice et de la vérité. Satan en abuse pour propager le mensonge et l'iniquité.
Source : Gallica

H. Grifeo Les 38 millions de souverains et leurs prouesses (1874)

Hélas! ce fut ce que j'appelle le triomphe d'un faux principe, qui devait faire son chemin, et précipiter la France petit à petit dans l'abîme où elle est tombée. Le triomphe d'un faux principe est le plus grand malheur qui puisse arriver à une nation.
Le roi règne non plus par la grâce de Dieu, qui est le maître suprême, et dont le roi n'est que le lieutenant et le représentant sur la terre; mais par la grâce du peuple, qui est le vrai souverain, et dont le roi n'est que le délégué pour administrer la justice en son nom!
Source : Gallica

H. Grifeo Les 38 millions de souverains et leurs prouesses (1874)

On ne peut point ôter ce qu'on n'a pas le pouvoir de donner. En reconnaissant dans le pouvoir légalement et légitimement constitué le principe chrétien du droit divin, on peut bien infliger la peine de mort ou toute autre pénalité, au nom de Dieu, pour venger la société offensée ; car tout pouvoir légitime et politique a le droit et le devoir d'exercer sur la terre l'action conservatrice de Dieu, comme le père de famille en exerce l'action créatrice, et le pape l'action sanctificatrice. Mais en vertu de la souveraineté nationale, la peine de mort est ni plus ni moins qu'un assassinat légal
Source : Gallica

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