H. de Longeaux

Résumé

H. de Longeaux La question du moment (1874)

Que le pouvoir exécutif soit manié par un habile homme ou confié à un loyal soldat, le président de la République jouit d'une puissance considérable : celle de s'en aller.
C'est ce qui le fait rester. La manière de se servir de cette puissance en simulant une envie de retraite que l'on n'éprouve nullement est ce qu'on a appelé le jeu du tablier. C'est ainsi qu'on est maître.
Sommes-nous en Monarchie, au contraire? Le roi est, de par la constitution, nanti d'un pouvoir héréditaire et inviolable.
Source : Gallica

H. de Longeaux La question du moment (1874)

La démarcation même des pouvoirs établie par la constitution écrite fait que les deux partis vont assez vite jusqu'à la limite de leurs droits, qu'ils interprètent naturellement de façons différentes. La force seule peut trancher la question.
Elle n'est certes pas pour ceux qui, restreints à la défensive, ont en face d'eux un ennemi impérissable et acharné.
Ainsi, le parlementarisme monarchique, en France, aboutit nécessairement au renversement de la dynastie.
Et, en attendant ce dévouement inévitable, le pouvoir du roi n'est que secondaire et dépendant.
Source : Gallica

H. de Longeaux La question du moment (1874)

Je ne dis pas qu'un peuple puisse revenir en arrière ni un homme de trente ans revenir à vingt. Mais un peuple peut, je crois, rentrer dans sa voie et sa constitution naturelle, de même qu'un malade peut revenir à la santé.
Je dis enfin que l'homme s'agite et que Dieu le mène et que l'impossible est beaucoup plus ordinaire qu'on ne croit.
Source : Gallica

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