Résumé

Pourquoi je suis légitimiste ?… (1871)

Mais la société, composée comme elle l'est d'éléments viciés par le péché, ne peut subsister qu'à l'état imparfait. Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir ses blessures cicatrisées, même aux dépens de la justice. Dieu a prescrit à l'homme de vivre en société; et l'homme ne se soustrait jamais complètement à cette loi divine. Souvent par une révolte contre l'autorité légitime, il porte atteinte aux bases de l'organisme social; mais, comme poussé par un mystérieux instinct, il remplace aussitôt par un pouvoir nouveau le pouvoir qu'il vient de détruire.
Source : Gallica

Pourquoi je suis légitimiste ?… (1871)

Supprimez le pouvoir, la société devient impossible ; détruisez la société, le pouvoir devient inutile. Si donc on admet que l'état social est l'état normal de l'humanité, on reconnaît par là même la nécessité du pouvoir, c'est-à-dire d'une autorité reconnue et respectée comme ayant droit de se faire obéir. Comme nous n'écrivons point pour les rêveurs de l'école de Rousseau, qui considèrent l'état sauvage comme l'état de nature, nous pouvons nous dispenser d'établir que la société est un fait supérieur aux conventions humaines.
Source : Gallica

Pourquoi je suis légitimiste ?… (1871)

Sans doute, il arrive souvent que le pouvoir devient la proie du plus fort et du plus habile, et souvent aussi, alors, même qu'il repose sur une base aussi peu légitime, il est de notre devoir de lui obéir, et de lui obéir comme à Dieu lui-même. Mais est-ce donc une raison pour amnistier toutes les usurpations et toutes les conquêtes et pour proclamer en principe que la force partout et toujours a droit à notre obéissance et à nos hommages?
Source : Gallica

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