Résumé

Joseph Albran L'église et la révolution comparées dans le principe générateur de leur politique (1874)

En effet, l'idée divine une fois séparée de l'idée du pouvoir, rien n'appelle, rien ne légitime un gouvernement quelconque. La nécessité ou la nature des choses sans Dieu est une énigme indéchiffrable; la loi du nombre ou de la force matérielle sans lé droit est la porte ouverte à tous les despotismes d'un jour.
Je viens de dire ce que le peuple n'est pas en politique. Il n'est point le créateur de la souveraineté gouvernementale. Quant a déterminer cequ'il est, quel est au juste son rôle dans la grande question de l'origine et de la transmission du pouvoir, c'est affaire d'opinion.
Source : Gallica

Joseph Albran L'église et la révolution comparées dans le principe générateur de leur politique (1874)

J'avais donc raison d'affirmer que pour justifier le dogme de la souveraineté du peuple, la Révolution ne pouvait pas invoquer, sans se contredire, la nature de l'ordre social.
Reste la loi du plus fort. Mais la force est par elle-même une puissance aveugle et inintelligente qui n'explique rien, ne fonde rien; qui appelle fatalement le trouble, la lutte, la tyrannie tant qu'elle triomphe, l'esclavage dès qu'elle est vaincue.
Jamais une autorité durable ne s'est assise sur la force pure.
Source : Gallica

Joseph Albran L'église et la révolution comparées dans le principe générateur de leur politique (1874)

Souveraineté du peuple ! Pour la justifier, vous tous qui, a des degrés divers, vous déclarez partisans de l'athéisme social, ennemis du droit divin, vous n'avez que deux raisons à produire, et toutes deux concluent contre vous. Vous nous dites : que la nature de la société ne saurait se passer d'autorité ; que la force du nombre dont le peuple est investi consacre sa souveraineté.
Eh bien ! la nature que vous invoquez pour exclure Dieu comme-source du pouvoir condamne votre athéisme politique.
Source : Gallica

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