Résumé

Guillaume Véran La légitimité devant le catholicisme (1880)

« Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu. » Evidemment, c'est à Dieu que nous nous devons avant tout, car « il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes, » répondaient les martyrs à leurs persécuteurs. Mais après Dieu, César ! Or, César c'est tout gouvernement d'un pays, quelle qu'en soit la forme. Certes, quand Jésus-Christ formulait dans cette sublime concision, son enseignement divin, César s'appelait Tibère, et lorsque le grand apôtre demandait « que toute âme soit soumise aux puissances supérieures, » César était Néron.
Source : Gallica

Guillaume Véran La légitimité devant le catholicisme (1880)

Vous avez compromis la religion et le clergé en appuyant le trône à l'autel ; les opinions politiques, les partis en lutte, les régimes divers sont indifférents aux yeux de l'Église ; on peut être catholique, dans le grand sens du mot, en soutenant, en glorifiant, en servant l'usurpation orléaniste, l'usurpation napoléonienne, l'usurpation républicaine ! Il y a une religion orthodoxe, il n'y a pas de politique orthodoxe. Et tout régime, empire, orléanisme, république, peut, en France, vivre et subsister, ayant pour bases les vérités sociales éternelles !
Source : Gallica

Guillaume Véran La légitimité devant le catholicisme (1880)

L'enfer est une puissance inférieure, usurpée. Satan a une puissance qui est la négation de la toute-puissance, de la vraie puissance, de la puissance de Droit. Dieu permet le pouvoir, la puissance usurpée de l'Enfer pour sa gloire, la gloire de son Église et celle de ses saints. Dieu n'a pas voulu, la révolte des anges, il l'a permise ; Dieu n'a pas voulu la puissance de séduction de Satan, il la permet. Dieu ne veut pas la Révolution, les usurpations, les spoliations, il les permet, pour la plus grande gloire de sa justice et de sa miséricorde.
Source : Gallica

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