Guillaume Véran, La légitimité devant le catholicisme (1880)
“ « Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu. » Evidemment, c'est à Dieu que nous nous devons avant tout, car « il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes, » répondaient les martyrs à leurs persécuteurs. Mais après Dieu, César ! Or, César c'est tout gouvernement d'un pays, quelle qu'en soit la forme. Certes, quand Jésus-Christ formulait dans cette sublime concision, son enseignement divin, César s'appelait Tibère, et lorsque le grand apôtre demandait « que toute âme soit soumise aux puissances supérieures, » César était Néron. ”
