Résumé

La Révolution et la question sociale par un clérical… (1881)

La société humaine n'est pas, comme l'a dit J.-J. Rousseau l, le résultat de la libre détermination des hommes qui, après avoir vécu, dans l'origine, à l'état sauvage, ont résolu un jour de se réunir et de se constituer en société; elle est dans la nature de l'homme, et c'est Dieu qui, étant le créateur de l'homme, est également le créateur de la société.
Cette vérité apparaît clairement, soit que l'on considère, à la lumière de l'histoire, l'origine de la société, soit que l'on étudie les éléments essentiels qui la constituent.
Source : Gallica

La Révolution et la question sociale par un clérical… (1881)

Mais il est clair que si l'ordre de la nature, dans le plan du Christianisme, est subordonné à celui de la grâce, si la vie du temps est subordonnée à la vie de l'éternité, si notre fin naturelle est subordonnée à notre fin surnaturelle, la société domestique et la société civile, qui n'ont l'une et l'autre pour but direct que notre développement dans l'ordre naturel, sont subordonnées, d'une manière générale, à la société religieuse ou à l'Église qui appartient, par sa nature même, à l'ordre de la grâce, et qui a pour but direct de nous faire atteindre notre fin surnaturelle.
Source : Gallica

La Révolution et la question sociale par un clérical… (1881)

S'il est vrai que Dieu, en envoyant son Fils éternel sur la terre, ne l'ait point constitué roi de toute la race humaine, et en particulier des nations ; s'il a dispensé l'État ou la société civile d'entrer librement dans le plan général de la Rédemption et dans le giron de la sainte Église catholique, nous consentons à nous taire, nous déposons à l'instant la plume, et nous reconnaissons avec les libéraux que la société civile peut impunément se séculariser et se déclarer indifférente vis-à-vis de la religion de Jésus-Christ.
Source : Gallica

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