Jules Morel

Résumé

Jules Morel,  M. de Mun et M. de Falloux (1879)

“ Il faut avant tout, et par-dessus tout, qu'une profession de foi politique ne soit pas frappée de néant. C'est le grand évêque d'Orléans qui l'a dit. Mais tous les Papes ont dit qu'il fallait avant tout que toute profession de foi ne fût pas frappée d'erreur et d'hérésie. Et cependant la profession de foi de M. de Falloux doit être rédigée avec les idées des hommes modérés. Les idées des hommes modérés sont le seul concile oecuménique à l'infaillibilité duquel il ne fasse pas d'objection. Cependant, ce concile modéré commencera par exclure le Syllabus. ”
Source : Gallica

Jules Morel,  M. de Mun et M. de Falloux (1879)

“ Le Syllabus a condamné la Révolution en bloc, et d'une manière aussi courte que simple, puisqu'il refuse à l'Eglise le droit de se réconcilier avec le libéralisme, le progrès et la civilisation moderne. Mais le Syllabus ne condamne pas la société actuelle sans exception, parce que la société actuelle renferme beaucoup d'exceptions, les unes antiques, d'autres plus récentes, qui n'ont rien à démêler avec le libéralisme, le progrès et la civilisation moderne. ”
Source : Gallica

Jules Morel,  M. de Mun et M. de Falloux (1879)

“ Plus loin, et résumant son appréciation de la Révolution française, M. Poujoulat conclut ainsi : « Si la démocratie nous épouvante, c'est à cause des vengeances implacables qu'attirerait sur le monde son triomphe absolu et violent. Nous regardons comme un temps perdu celui qu'on passe à déclamer contré la démocratie; elle existe dans notre société, ses progrès sont l'oeuvre des siècles, et le genre humain ne recule pas; l'office des gouvernements est de diriger la démocratie ; c'est en dirigeant la foudre qu'on s'en préserve. » ”
Source : Gallica

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