Résumé

Portrait de Georges Sorel Georges Sorel De l'Église et de l'État : fragments (1901)

Ce que l'Eglise offre de plus tentant à ses clercs, c'est la domination; c'est ce que Taine n'a peut-être pas assez mis en évidence. On s'étonne parfois de voir des prêtres anglicans venir au catholicisme, en abandonnant de belles situations mais existet-il un corps religieux où les plus hauts dignitaires, eux-mêmes, aient si peu de pouvoir réel que chez les anglicans? Un simple curé de village a, dans sa petite sphère, avec ses confréries et ses couvres, un pouvoir plein de charmes pour ceux qui aiment le commandement.
Source : Gallica

Portrait de Georges Sorel Georges Sorel De l'Église et de l'État : fragments (1901)

L'Eglise ne saurait faire de compromis sans douter de son droits est nier son infaillibilité. Elle procède seulement a des marchandages diplomatiques; entre des Etats indépendants, il n'y a pas de système juridique; il y a des accords temporaires qui ne comportent jamais que la simple reconnaissance d'une situation de fait; le vainqueur trouve tout naturel que le vaincu se prépare à une guerre de revanche: l'Fglise procède de la même manière; elle se soumet aux nécessités du jour, avec l'espérance de tirer parti de toutes les circonstances favorables pour revenir à une position meilleure.
Source : Gallica

Portrait de Georges Sorel Georges Sorel De l'Église et de l'État : fragments (1901)

Je sais bien que pour Marx le socialisme n'est pas un accroissement de la démocratie et que celle-ci donne à l'opposition des classes sa perfection mais si la démocratie est ainsi, dans une certaine mesure, le contraire du socialisme, elle est aussi un aliment de son progrès, car c'est grâce à elle que l'éducation populaire peut se faire de la manière la plus complète. La contradiction entre démocratie et socialisme porte surtout sur l'économie leur accord, sur le côté spirituel de la vie sociale.
Source : Gallica

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