Résumé

Georges Weill Histoire de l'idée laïque en France au XIXe siècle (1925)

« Heureuse et incontestable nécessité d'une époque où le pouvoir appartient à tous et non à quelques-uns; incontestable, car sous un gouvernement universel et libre, un culte nepeut être exclusif et privilégié; heureuse, car la religion n'a de force et de vertu que dans la conscience.
Elle n'est belle, elle n'est pure, elle n'est sainte qu'entre l'homme et son Dieu; il ne faut rien entre la foi et le prêtre, entre le prêtre et le fidèle; si l'Etat s'interpose entre l'homme et ce rayon divin qu'il ne doit chercher qu'au ciel, il l'obscurcit ou il l'altère1 ».
Source : Gallica

Georges Weill Histoire de l'idée laïque en France au XIXe siècle (1925)

Cette morale enseigne le respect de la personne humaine, de la nôtre aussi bien que des personnes étrangères. Elle enseigne le respect de la science, l'admiration pour les conquêtes accomplies par elle, l'espoir qu'elle en fera de plus grandes encore. Elle enseigne enfin l'amour de l'humanité, la confiance dans ses progrès, le désir d'y contribuer. Cet amour de l'humanité fortifiera l'amour de la patrie, car la France, le pays de la Révolution et de la démocratie, travaille pour le bien de tous.
Source : Gallica

Georges Weill Histoire de l'idée laïque en France au XIXe siècle (1925)

Si l'Italie n'a pu réaliser son unité, c'est que les papes l'ont frappée de mort politique; si la Hollande s'est affranchie de l'Espagne au seizième siècle, c'est parce qu'elle a changé de religion.
Pour sauver la France, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'éducation laïque elle-même ne suffisent plus.
Détruire le catholicisme par la force? aujourd'hui cela ne peut plus réussir; opposer la philosophie à toutes les religions? c'est insuffisant, car les peuples ne peuvent se passer de cérémonies établissant la communion des vivants avec les morts.
Source : Gallica

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