Georges Weill, Histoire de l'idée laïque en France au XIXe siècle (1925)
“ « Heureuse et incontestable nécessité d'une époque où le pouvoir appartient à tous et non à quelques-uns; incontestable, car sous un gouvernement universel et libre, un culte nepeut être exclusif et privilégié; heureuse, car la religion n'a de force et de vertu que dans la conscience. Elle n'est belle, elle n'est pure, elle n'est sainte qu'entre l'homme et son Dieu; il ne faut rien entre la foi et le prêtre, entre le prêtre et le fidèle; si l'Etat s'interpose entre l'homme et ce rayon divin qu'il ne doit chercher qu'au ciel, il l'obscurcit ou il l'altère1 ». ”
