Résumé

La vie catholique dans la France contemporaine (1918)

Le catholicisme n'est pas seulement la plus sévère des modes anciennes que la noblesse met une coquetterie grave à ne pas abandonner. Il a été le maître des temps aimés par elle, et le respect à chacune de leurs institutions la tient plus attachée encore à leur commun inspirateur. Il fut tout ensemble la synthèse d'un ordre humain et la révélation d'un ordre surhumain, et il est resté pour elle, même depuis qu'il a cessé d'être la loi de la société changeante, la loi de la vie qui ne finit pas.
Source : Gallica

La vie catholique dans la France contemporaine (1918)

Tandis que tout s'altère en nous, même les sentiments du cœur et les facultés de l'âme, la vérité y conserve son immuable vie, et en la donnant aux autres, nous leur donnons quelque chose qui nous survit à nous-mêmes, qui survit à toute mort, qui fleurit dans les tombeaux, qui se pare des siècles comme de grâces survenues à la jeunesse de son éternité. C'est pourquoi le don de cette partie de nous-mêmes est le don de soi par excellence et la première charité.
Source : Gallica

La vie catholique dans la France contemporaine (1918)

Grâce à Dieu et grâce au caractère français, la République des lettres, en France, est une grande fraternité; le sentiment de la dignité professionnelle y entretient un mutuel respect, la sincérité du goût y entretient l'admiration du talent; les bons travailleurs y savent estimer les bons travailleurs.
Dans un tel milieu, les catholiques se sentent à l'aise, on les y reçoit comme ils y viennent, de tout cœur. Il n'y a pas deux littératures françaises. Mais il y a, dans l'unité de notre littérature, des courants divers, des âmes diverses.
Source : Gallica

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