Résumé

Portrait de Paul Thureau-Dangin Paul Thureau-Dangin L'Église et l'État sous la monarchie de Juillet (1880)

C'était le cri d'alarme de la raison humaine et de la science politique, qui sentaient leur impuissance et appelaient la religion à leur aide : « Le mal est immense, disait M. Guizot ; pour peu qu'on le sonde, pour peu qu'on regarde sérieusement et de près l'état moral de ces masses d'hommes, l'esprit si flottant et le coeur si vide, qui désirent tant et qui espèrent si peu, qui passent si rapidement de la fièvre à la torpeur de l'âme, on est saisi de tristesse et d'effroi. Catholiques ou protestants, inquiétez-vous de ceux qui ne croient pas ! »
Source : Gallica

Portrait de Paul Thureau-Dangin Paul Thureau-Dangin L'Église et l'État sous la monarchie de Juillet (1880)

« C'est le despotisme, disait-il, qui peut se passer de la foi, non la liberté... Que faire d'un peuple maître de lui-même, s'il n'est pas soumis à Dieu ?... Si l'homme n'a pas de foi, il faut qu'il serve, et s'il est libre, qu'il croie. » M. Mole, naguère premier ministre, disait à l'Académie, en 1840 : ce Le clergé sera le sublime conservateur de l'ordre public, en préparant les générations nouvelles à la pratique de toutes les vertus : car il y a moins loin qu'on ne pense des vertus privées aux vertus publiques, et le parfait chrétien devient aisément un grand citoyen!
Source : Gallica

Portrait de Paul Thureau-Dangin Paul Thureau-Dangin L'Église et l'État sous la monarchie de Juillet (1880)

Oui, dans la première moitié du siècle, bien des conservateurs et des libéraux avaient des vues imparfaites sur les rapports de l'État et de l'Église, sur la liberté religieuse et sur la liberté d'enseignement. Leur état d'esprit révélait un mélange bizarre de gallicanisme et de voltairianisme ; ils étaient probablement encore trop près de l'ancien régime, pour s'être dégagés de certaines traditions, qu'ils transportaient, à contre sens, de la vieille royauté catholique à notre état moderne ; trop près de la révolution, pour n'avoir pas gardé à leur insu un reste d'hostilité antireligieuse.
Source : Gallica

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