Fénelon Gibon, Le comte de Montalembert (1913)
“ Vainement donc la droite, vainement la majorité tout entière, prodiguaient à Montalembert les applaudissements : dans cette Chambre, si différente de celle où s'était épanouie sa jeunesse, il se sentait, au fond, mal à l'aise et comme dépaysé. Parmi les traverses de la vie publique, une qualité lui manqua toujours, et à cette époque plus que jamais peut-être : ce n'était certes ni le désintéressement, ni l'intrépidité, ni l'audace, c'était la sérénité, qualité difficile à concilier sans doute avec la passion, mais utile à consulter pour voir clair au milieu de l'orage. ”
