Résumé

A. Haget De la constitution d'un nouveau parti (1890)

Citoyen de l'Eglise par le droit de mon baptême, si je suis accusé comme Paul, j'agirai comme lui ; récusant tout autre juge que le suprême, c'est à Rome aussi que je porterai ma cause.
O très Saint-Père, le peuple tourne vers toi les yeux et tu tournes les yeux vers le peuple. C'est son salut que tu recherches au Ciel et sur la terre et c'est aussi en lui que tu mets ici-bas ton espérance. Seul, il peut t'aider à donner au monde la paix, objet de tes pieux désirs. Les rois ne sont plus puissants que pour la guerre; pour la paix, ils sont sans force, ils le savent et tu le sais.
Source : Gallica

A. Haget De la constitution d'un nouveau parti (1890)

Que même avec l'appui du clergé, les royalistes n'ont point de chances sérieuses d'arriver au pouvoir, et que, si par impossible ils le touchaient un moment, ils ne pourraient s'y maintenir. J'espère que tout politique intelligent, et que la passion n'aveugle pas, admettra ces vérités, et celui qui aimera assez la Patrie pour lui sacrifier ses répugnances, se convertira à la République. Mais le propre des hommes de parti est de lutter contre toute raison, contre tout espoir, comme le propre des êtres vivants est de lutter contre la mort, quelle que soit la certitude du dénouement.
Source : Gallica

A. Haget De la constitution d'un nouveau parti (1890)

Nous sommes républicains autant que vous, plus que vous peut-être ; et, nous avons, comme vous le droit et le devoir de participer au gouvernement de la nation. Or, nous trouvons que ceux qui dirigent aujourd'hui l'Etat, le dirigent mal ; que ceux qui nous gouvernent, gouvernent mal, et mettent la Nation en péril. Il nous appartient d'y aviser. Revendiquant donc notre droit, nous entrons dans la politique légale, bannières déployées ; et, n'ayant confiance en aucun des partis existants, nous constituons un parti nouveau.
Source : Gallica

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