Résumé

Charles Robin La Politique royaliste telle qu'elle est imposée par les faits au patriotisme de tous les Français… (1886)

Mais, a-t-on jamais rien fait pour détruire les uns et prévenir les autres? On s'en étonne ; moi, ce qui m'étonne, c'est encore la bonté et le bon sens du peuple. Songe-t-on bien à quelle école on l'a mis, ce pauvre peuple français, depuis près d'un siècle, quand aujourd'hui on se plaint que son éducation politique et même morale laisse beaucoup à désirer? C'est à l'école de la violence, de la duplicité, du mensonge, de la corruption, et jamais de la vérité et de la véritable fraternité que l'on s'est contenté d'inscrire sur les murs.
Source : Gallica

Charles Robin La Politique royaliste telle qu'elle est imposée par les faits au patriotisme de tous les Français… (1886)

Le gouvernement que tous les Français qui aiment véritablement et au-dessus de tout leur pays doivent désirer, le jour où la République sombrera d'elle-même, naturellement, sous le poids de ses fautes, lui substituer immédiatement et sans révolution, c'est la monarchie constitutionnelle. Sur ce sujet, tous les royalistes de France sont d'accord, et je suis en complète union avec eux. Mais où je diffère absolument avec beaucoup d'entre eux, non pas certainement avec tous, c'est sur la manière d'entendre la politique royaliste et surtout de l'appliquer.
Source : Gallica

Charles Robin La Politique royaliste telle qu'elle est imposée par les faits au patriotisme de tous les Français… (1886)

Ce qu'il peut faire de mieux, et il le fera toujours dans de plus mauvaises conditions que le gouvernement renversé, c'est de maintenir un statu quo désastreux.
Donc, ce qui est interdit par le patriotisme aussi bien que par la constitution, c'est la politique de coalition, politique de casse-cou, qui mène à l'assaut d'un gouvernement des masses aveugles, bonne pour tout détruire, mais incapable pour rien fonder. Ce qui est permis, parce que c'est légitime et patriotique, c'est la politique d'union, dont le but est de restaurer, de fonder et non pas de détruire.
Source : Gallica

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