Résumé

Les hommes de la Révolution. , Thiers (1876)

“ Si l'on descend de la société à la famille, l'idée de la souveraineté du peuple a exercé ses ravages jusque dans l'obscurité du foyer domestique. Le dégoût de l'obéissance filiale, le désir d'une folle émancipation s'alimentent l'un et l'autre aux dernières racines du fatal principe de la souveraineté du peuple. Ce principe, il est parmi nous, dans toutes nos classes, dans chacune de nos institutions, dans chacun de nos esprits, une réalité,
réalité dominante, agissante, qui entraîne les mœurs et prépare les lois !
”
Source : Gallica

Les hommes de la Révolution. , Thiers (1876)

“ « Cherchez donc, cherchez dans cette société défaite, refaite tant de fois depuis quatre-vingt-neuf, et je vous défie de trouver autre chose à sacrifier que la propriété. »
Voilà l'étrange, la contradictoire conclusion de l'ouvrage de M. Thiers !
Lui qui a dit que la propriété ne peut exister sans l'hérédité, modifie tout à coup ses vues devant la législation révolutionnaire, et il trouve, à part
quelques abus, que la propriété, dont les droits sont violés par la loi du partage forcé, est assise au milieu de nous sur des bases indestructibles!
”
Source : Gallica

Les hommes de la Révolution. , Thiers (1876)

“ Dire sans cesse à un peuple que la religion qu'il professe est une institution nationale, et lui répéter en même temps que cette institution nationale n'est, comme toute institution nationale, conforme à la vérité que dans les limites de ses frontières, lui montrer au delà des Alpes et du Rhin la vérité, l'utilité dans ce qui serait chez nous danger et fausseté, n'est-ce pas faire participer les idées religieuses transmises par la divinité à la mobilité des idées et des actes humains? ”
Source : Gallica

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