Résumé

Nouzières Henri V, Louis-Philippe et la République… (1834)

Si elle se jette la première sur le pouvoir, la liberté n'est plus que l'anarchie : il est juste que le pouvoir l'emporte, et l'on court à son aide; s'il se rue sur la liberté, le pouvoir n'est que le despotisme : il est équitable que la liberté triomphe, et l'on vole à son secours. Le dernier cas s'est réalisé en 1830; le pouvoir provocateur a été vaincu, et il devait l'être. Aussitôt la tourmente passée, force a bien été cependant de le reprendre ; car il est indispensable. Or, quel parti choisir? Assembler la nation pour s'informer si elle désirait la république?
Source : Gallica

Nouzières Henri V, Louis-Philippe et la République… (1834)

Un pouvoir que l'on reprend, objectait encore les royalistes, n'est pas un pouvoir héréditaire. C'est comme s'ils affirmaient qu'une loi n'existe plus, parce qu'elle souffre une exception; comme s'ils soutenaient qu'un principe est absolu. Le principe héréditaire ne fait que passer à une autre race. Prétendra-t-on que cela suffit pour qu'il périsse. Mais cette assertion n'est pas vraie : déjà, trois fois, il s'est ainsi transporté d'une famille à l'autre, des Mérovingiens aux Carlovingiens, des Carlovingiens aux Capétiens. La mort aurait-elle plus de privilège qu'une nation ?
Source : Gallica

Nouzières Henri V, Louis-Philippe et la République… (1834)

N'apercevez-vous pas cet égoïsme qui ne se cache plus, cette vanité, ce luxe sans bornes, cet amour des plaisirs et de tous les biens matériels, cette cupidité qui ne se laisse point assouvir ! C'est pour cela même, répondrez-vous, que nous avons besoin de la république : elle doit nous régénérer.— Vous êtes-vous donc persuadés que sa présence seule vous guérirait, par un miracle subit, comme les royalistes s'imaginent que l'apparition de leur légitimité rendrait, à l'instant, le pays tranquille et prospère ? Mais dans ces rangs républicains qui déjà se sont formés.
Source : Gallica

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