Résumé

Portrait de Paul Dupuy Paul Dupuy La liberté politique et la liberté individuelle (1873)

Dans son développement historique, la Révolution de 89 nous donne le plus étrange spectacle qui se puisse concevoir. On proclame la liberté politique et on lui donne pour corollaires la centralisation absolue, la tyrannie de l'Assemblée par la Commune de Paris et, d'une manière générale, de la majorité par une minorité qui a l'ardeur et le délire de la fièvre. On proclame le droit naturel et on lui donne pour corollaires le maximum, la religion civile, le culte de l'Etre suprême, les massacres, les exécutions en masse, les confiscations sur la plus large échelle.
Source : Gallica

Portrait de Paul Dupuy Paul Dupuy La liberté politique et la liberté individuelle (1873)

Toutefois, le christianisme conserva l'amour, son principe et sa raison d'être. La fraternité, l'égalité profonde et originelle de tous les hommes devant Dieu, bien que démentis par l'ensemble des institutions qui succédèrent à la chute de l'empire romain, ne disparurent point de l'enseignement de l'Église. Telle est la part que la doctrine chrétienne fit au droit naturel ; mais, comme elle a toujours eu en vue le royaume de Dieu et la patrie céleste, elle ne s'est jamais préoccupée de la liberté générale ou droit politique.
Source : Gallica

Portrait de Paul Dupuy Paul Dupuy La liberté politique et la liberté individuelle (1873)

Ni Montesquieu, ni Rousseau, ni Voltaire n'ont eu cette admirable et claire conscience du droit naturel, qui est le vrai fondement du droit politique. Ces trois hommes illustres ont subi à des degrés inégaux l'influence des traditions du monde antique, surtout incarnées à leur époque dans le catholicisme et la royauté.
La dominante, chez Voltaire, est l'amour de l'humanité. Aussi le voit-on combattre l'esclavage, l'intolérance, les procédés barbares de la justice d'alors, dont on a pu dire qu'elle rivalisait de méchanceté avec les criminels eux-mêmes.
Source : Gallica

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