Maurice-Alexandre Pamard

Résumé

Maurice-Alexandre Pamard Emploi de l'artillerie (1921)

Le chef du groupement se tiendra en liaison étroite avec le commandant de l'unité d'infanterie agissant dans la même zone de combat. Mais, quelque parfaite que soit la liaison établie, il faut que l'infanterie sache bien que, si l'action de l'artillerie est précise au début de l'opération engagée, elle ne peut s'adapter toujours à toutes les phases du combat. Il lui faudra toujours le temps d'être renseignée et le temps de préparer le tir approprié à une nouvelle situation, et parfois, elle se trouvera dans des conditions telles que le tir ne pourra être exécuté.
Source : Gallica

Maurice-Alexandre Pamard Emploi de l'artillerie (1921)

Si bien exécuté soit-il, et déclanché aussi rapidement que peuvent le lui permettre les moyens de transmission les plus parfaits, un tir de barrage n'arrêtera jamais une attaque solidement montée. Dans ce cas, le meilleur appui est la contre-préparation agissant sur les réserves et les cheminements de l'adversaire. Si l'attaque n'est pas importante, l'infanterie doit l'arrêter avec ses propres moyens (V.-B. par exemple) et éviter à l'artillerie une fatigue et une dépense de munitions inutiles.
Source : Gallica

Maurice-Alexandre Pamard Emploi de l'artillerie (1921)

Dans la défensive, l'artillerie brisera l'attaque de l'ennemi.
Inutile de lutter contre l'artillerie ennemie trop supérieure, l'objectif principal sera l'infanterie adverse.
Les tirs de contre-préparation désorganiseront les masses d'attaque, tandis que les tirs d'interdiction faciliteront la contre-offensive en empêchant les réserves de l'ennemi d'arriver.
La protection des batteries sera recherchée par la
dissimulation des emplacements, la souplesse dans la manœuvre et dans le tir, l'échelonnement en profondeur.
Source : Gallica

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