Joseph Bédier , Revue des Deux Mondes
“ Une même doctrine régnait alors dans toutes les armées. Toutes admettaient que l’artillerie ne tire utilement qu’à la faible distance où il reste possible d’observer le tir, c’est-à-dire à quatre kilomètres au plus, et qu’elle ne doit pas prétendre à détruire l’artillerie ennemie, abritée comme elle derrière des positions masquées, et par conséquent invisible. Dès lors, une artillerie de campagne, très légère et très mobile, assistée, en de certaines circonstances limitées, par des canons courts, semblait devoir suffire : ni la longue portée, ni les gros calibres n’offraient d’utilité. ”
