Résumé

F. A. Paris Traité de tactique appliquée : élaboré d'après le programme prescrit pour les écoles royales de guerre allemandes… (1873)

Si le chef de la cavalerie perd son temps à établir des rapports, à demander des ordres, à quérir des instructions, à attendre, en un mot, d'autrui ce qu'il doit voir et conclure de lui-même, les instants favorables à la charge se dissiperont beaucoup plus rapidement qu'autrefois. Il faut donc qu'il sache attendre le moment de l'attaque avec un sang-froid et un calme imperturbables et qu'il exécute celle-ci immédiatement et avec une énergie irrésistible. En tout cas, la cavalerie ne peut plus, comme pendant la guerre de Sept Ans, être chargée d'une bataille décisive.
Source : Gallica

F. A. Paris Traité de tactique appliquée : élaboré d'après le programme prescrit pour les écoles royales de guerre allemandes… (1873)

L'amour du souverain et de la patrie, une confiance absolue en ses supérieurs, la camaraderie, l'esprit public sont de puissants leviers pour exciter la force morale des troupes; pendant le combat, l'exemple, le calme et le sang-froid des chefs, l'offensive et le succès exaltent et vivifient cette précieuse faculté.
Le feu et l'arme blanche constituent les moyens de détruire la force morale des troupes ennemies. Le feu surtout s'il est fourni par des masses, produit un ébranlement moral quand il cause des pertes inattendues et nombreuses en un temps relativement court.
Source : Gallica

F. A. Paris Traité de tactique appliquée : élaboré d'après le programme prescrit pour les écoles royales de guerre allemandes… (1873)

Le moyen d'action fondamental de la cavalerie, c'est le cheval. Le caractère de cette arme repose donc entièrement sur les qualités du cheval; la nature de cet animal lui donne deux propriétés principales, savoir : la vitesse et la force d'impulsion.
La vitesse lui permet de paraître inopinément sur le terrain du combat, sur des points éloignés du champ de bataille ; de tirer parti de tout désordre se manifestant dans les rangs ennemis; d'attaquer l'adversaire pris au dépourvu ; de le vaincre facilement ou de se dérober rapidement à ses feux, après une charge manquée.
Source : Gallica

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