Résumé

Carl von Decker De la petite guerre selon l'esprit de la stratégie moderne (1845)

Lorsqu'une reconnaissance ne réussit point à atteindre son but par le procédé que nous venons d'indiquer, elle a recours aux armes. On donne l'alarme aux avant-postes de l'ennemi, et on les repousse sur leurs grand'gardes. Le détachement combat en tirailleurs, tandis que l'officier chargé de faire la reconnaissance regarde et examine ce qu'il veut voir. On aura fixé d'avance un rendez-vous général. Quant à l'attaque, on aime mieux prendre l'ennemi de flanc que de front, afin de ne pas compromettre la retraite directe.
Source : Gallica

Carl von Decker De la petite guerre selon l'esprit de la stratégie moderne (1845)

L'artillerie est là pour agir, c'est-à-dire pour frapper, parce que d'ordinaire on n'est pas assez fort pour se contenter de faire du bruit. Or, l'artillerie ne peut efficacement agir qu'en tirant de près; s'approcher de l'ennemi est donc pour elle une condition essentielle. — On m'objectera que, dans la grande guerre également, l'artillerie est là pour frapper et non pas pour le fracas seulement; mais je sais très-bien aussi que, dans la grande guerre, cette belle règle n'est ni toujours pratiquée ni toujours praticable. Dans la petite guerre elle peut et doit être observée.
Source : Gallica

Carl von Decker De la petite guerre selon l'esprit de la stratégie moderne (1845)

Diriger le combat devient chose impossible, chacun faisant de son mieux ce qu'il croit le plus utile. La cavalerie parcourt les rues; plus elle cause de confusion, de désordre parmi l'ennemi, mieux cela vaut. L'artillerie ne peut être utile qu'auprès des troupes maintenues, réunies en réserve, et balaye les rues par où l'ennemi s'avance en masse; les hommes débandés, les combattants isolés sont dévolus au sabre de la cavalerie. On peut s'estimer heureux quand les armes à feu ne frappent pas indistinctement amis et ennemis, surtout pendant les nuits.
Source : Gallica

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