Georges Perin

Georges Perin,  Le camp de Toulouse : lettre à M. de Rességuier… (1873)

“ Je viens de vous montrer que le gouvernement de la Défense nationale, dans cet acte si décrié, la création du camp de Toulouse, ne méritait, à aucun titre, les injures que vous lui prodiguez. Je vous ai montré également que c'était méconnaître l'évidence et trahir la vérité, que de présenter les organisateurs de ce camp comme d'impuissants ambitieux et d'indignes fonctionnaires; qu'au contraire, ils surent faire beaucoup en peu de temps, et malgré des difficultés de toutes sortes. ”
Source : Gallica

Georges Perin,  Le camp de Toulouse : lettre à M. de Rességuier… (1873)

“ Il eut pu vous renseigner à cet égard, m'ayant fait quelquefois l'honneur de m'accompagner, tant dans le camp qu'à la Rochelle. Mais en voilà assez, monsieur, en voilà trop sur une question qui n'aurait jamais dû être soulevée.
J'ai hâte d'arriver à un fait plus grave, au reproche que vous nous adressez d'avoir tarifé notre patriotisme et marchandé nos services. Ceci, monsieur, n'est plus, comme tout à l'heure, une raillerie d'un goût douteux, c'est une injure, l'injure la plus sanglante que l'on puisse faire à des hommes de coeur.
”
Source : Gallica

Georges Perin,  Le camp de Toulouse : lettre à M. de Rességuier… (1873)

“ Ce que ces hommes calomniés aujourd'hui ont fait alors à Toulouse, leurs coreligionnaires l'ont fait par toute la France, et comme eux, sont en ce moment traînés aux gémonies. Et c'est justice. Ce n'est pas impunément qu'un parti donne aux autres cette grande leçon : de l'immolation de soi-même pour le salut de tous; et c'est ce qu'a fait le parti républicain pendant la guerre. Aussi longtemps qu'ils détinrent le pouvoir, les républicains, en effet, n'eurent qu'une pensée : repousser l'étranger, et dédaignèrent de s'assurer l'avenir. ”
Source : Gallica

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