Résumé

Xavier Raymond La Guerre de 1866. — Les Armes et les Armées des belligérans

Que la guerre soit plus ou moins meurtrière aujourd’hui qu’autrefois, que l’on regrette ou que l’on ne regrette point le passé, ce sont là discussions oiseuses ; ce qu’il importe de savoir et de ne pas oublier, c’est que de nos jours le démon de la guerre, utilisant à son profit les créations de la paix, de la science et de l’industrie, est devenu capable, dès son premier mouvement, de porter des coups qui désemparent les armées les plus nombreuses, les plus vaillantes et les mieux organisées.
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Xavier Raymond La Guerre de 1866. — Les Armes et les Armées des belligérans

La portée utile du fusil prussien, si réduite qu’elle soit, est encore de 500 mètres au moins, et c’est une grande distance lorsqu’il s’agit de la franchir sous une grêle de plomb aussi épaisse que celle dont l’infanterie prussienne est capable de remplir l’espace en avant d’elle. Le général Benedek, qui était à Solferino, où il a déployé une énergie et des talens peu communs, devait savoir qu’à cette bataille il n’y eut ni cavalerie autrichienne ni cavalerie française qui, malgré tout son bon vouloir, ait pu joindre à l’arme blanche l’infanterie qui lui était opposée.
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Xavier Raymond La Guerre de 1866. — Les Armes et les Armées des belligérans

Le développement de la richesse générale, le perfectionnement de la viabilité et des moyens de transports, les progrès extraordinaires que la science a fait faire à la puissance destructive des engins de guerre, permettent de réunir sur le champ de bataille des masses d’hommes dont on n’avait pas l’idée autrefois, de préparer des chocs auprès desquels les plus terribles batailles des temps passés semblent presque d’innocentes idylles
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