Résumé

L. Buloz Encore un mot sur Sadowa

Au lieu de cela, on en revient aux vieilles pratiques de la pédanterie militaire ; on prétend contenir l’ennemi, on prétend le battre, non où l’occasion s’en présentera, mais au lieu et au jour qu’on a déterminés à l’avance, et, pour atteindre ce but, trois corps de l’armée autrichienne s’en vont séparément et l’un après l’autre se faire écraser par un ennemi à qui chaque journée amenait de nouveaux renforts. Et c’est avec ces corps successivement mutilés, comme ils venaient de l’être par la désastreuse expérience du fusil à aiguille, qu’on ira livrer la gigantesque bataille de Sadowa.
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L. Buloz Encore un mot sur Sadowa

Nous avons dit comment, hésitant entre les deux armées prussiennes, ils laissèrent échapper à Skalitz l’occasion de vaincre, pour accepter à Sadowa une bataille qui était perdue d’avance. En terminant ces considérations sur une campagne qui restera l’un des plus grands événemens de notre siècle, nous n’avons pas besoin de dire que rien n’a été plus éloigné de notre pensée que d’amoindrir les mérites de la brave armée autrichienne, si héroïque dans son malheur.
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L. Buloz Encore un mot sur Sadowa

Ces officiers, les faits l’ont aussi attesté, ont été admirablement secondés par leurs soldats. Sous le drapeau en effet, toutes les classes de la société se trouvaient représentées, et l’intelligence venait au secours de la discipline. La qualité était une garantie de succès plus sûre que la quantité. Et, qu’on le remarque bien, cette excellente armée, qui s’est montrée si puissante sur le champ de bataille quarante jours seulement après sa mise sur le pied de guerre, ne comptait dans ses rangs que des soldats de trois ans de service et au-dessous.
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