L. Buloz, Encore un mot sur Sadowa
“ Au lieu de cela, on en revient aux vieilles pratiques de la pédanterie militaire ; on prétend contenir l’ennemi, on prétend le battre, non où l’occasion s’en présentera, mais au lieu et au jour qu’on a déterminés à l’avance, et, pour atteindre ce but, trois corps de l’armée autrichienne s’en vont séparément et l’un après l’autre se faire écraser par un ennemi à qui chaque journée amenait de nouveaux renforts. Et c’est avec ces corps successivement mutilés, comme ils venaient de l’être par la désastreuse expérience du fusil à aiguille, qu’on ira livrer la gigantesque bataille de Sadowa. ”
