A. Albane, Revue des Deux Mondes T.90, 1870
“ Je dégageai mon fusil, et, reculant d’un pas, je le frappai violemment ; la baïonnette avait pénétré dans la poitrine, il ouvrit les deux bras et tomba lourdement en arrière. Un peu de calme me revint quand je me sentis armé de nouveau, j’étais redevenu un homme, un soldat, et j’osai alors affronter vos regards ;... mais vous comprenez, capitaine, que je n’ai pas fini de régler mon compte avec moi-même, et vous comprenez aussi pourquoi je tiens tant à me battre. J’ai une dette à payer, une dette de sang, et puis il faut que je sache enfin si vraiment je suis un lâche. ”
