Résumé

Lucien Burlet La campagne de 1870 : notes d'un caporal du 47e de ligne (1882)

Il revint de Dresde, après avoir perdu bien des camarades dont les os blanchissent sur le sol étranger. Il revint avec la religion du souvenir et le culte de la reconnaissance. Que de fois ses amis ne l'ont-ils pas entendu parler des cœurs généreux qui l'avaient accueilli, encouragé, sauvé ! Toujours il se rappelle, les larmes aux yeux et le cœur ému, le dévouement de ce prêtre qui aida à sa première évasion, l'héroïsme admirable, dans sa modestie, de ces femmes toujours Françaises
de cœur, de ces religieuses qui prouvaient, dès 1870, que le cléricalisme n'est pas l'ennemi.
Source : Gallica

Lucien Burlet La campagne de 1870 : notes d'un caporal du 47e de ligne (1882)

Le lundi 8 octobre, au matin, le cœur serré, mais résolus, nous quittons Riemeswiller, et nous nous dirigeons vers Hagueneau par la forêt qui porte ce nom. Où allons-nous ? Dieu seul le sait. Arrivés au Gros-Chêne (ce qualificatif est loin d'être une hyperbole, le Gros-Chêne a en effet 7 mètres et demi de tour) nous entrons chez le garde forestier pour lui demander des renseignements indispensables. Or, nous y trouvons un soldat du 68 lanciers, caché lui aussi chez le brave garde, et qui, nous voyant absolument décidés à tenter le passage, se joint à nous.
Source : Gallica

Lucien Burlet La campagne de 1870 : notes d'un caporal du 47e de ligne (1882)

La nuit fut longue. Le soleil se leva cependant sur cette journée. Mon cœur battait fort à mon lever. Nous allions jouer gros jeu! Mais le sort en était jeté; et un incident survint qui aurait décidé de notre départ si nous avions été indécis. Dès 8 heures du matin, les Prussiens vinrent prendre nos noms et annoncèrent que nous partirions à 3 heures de l'après-midi. Nul ne songeait à ce départ, imminent cependant ! à ce départ pour l'exil, loin de la France malheureuse !
Source : Gallica

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